La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Kabylie : Le mouvement citoyen se prépare à l'interwilayas

Les délégués de la Coordination intercommunale des citoyens de la wilaya de Béjaïa (CICB) organisent, aujourd'hui, une réunion extraordinaire dans la ville d'Amizour afin, nous a-t-on fait savoir hier, de préparer l'interwilayas qui aura lieu à Boudjellil jeudi prochain. Décidé lors de la réunion de Seddouk dite « de réunification des rangs », qui s'est déroulée dans la nuit de vendredi à samedi derniers, le regroupement de ce lundi aura à trancher d'importantes questions relatives aux derniers développements intervenus sur la scène politique.

Du pain sur la planche attend donc les délégués qui doivent prendre position sur de nombreux points aussi complexes les uns que les autres. Il sont appelés, d'abord, à réfléchir sur la réplique à donner au Pouvoir après la réponse donnée par Ahmed Ouyahia aux incidences posées par les aârouch avant toute prise de langue autour de la mise en uvre de la plate-forme d'El Kseur. Un point qui passera inéluctablement par l'évaluation sur le terrain « de la mise en application effective » des quatre incidences par les autorités publiques.

Or, jusqu'à hier soir, des points demeuraient toujours en suspens, et ce, malgré l'instruction du Chef du gouvernement adressée aux juridictions compétentes, autrement la justice, pour la réouverture des dossiers des détenus concernés par les événements de Kabylie et pour cesser toutes les poursuites judiciaires envers les prévenus du mouvement citoyen. Il s'agit de la libération des six détenus de Kherrata dans la wilaya de Béjaïa (les quatre frères Barka, M. Hadjrioua et A. Tebbache condamnés à de lourdes peines allant jusqu'à une dizaine d'années de prison ferme pour le chef d'inculpation de destruction de biens d'autrui) qui restent toujours emprisonnés à Sétif et de ceux de Mekla, dans la wilaya de Tizi Ouzou, mais aussi de la levée de toute poursuite judiciaire engagée contre les délégués du mouvement citoyen.

Une commission dite « de suivi de la mise en application des incidences du mouvement citoyen » sera, croit-on savoir, mise sur pied pour rendre compte à chaque fois de l'évolution de la situation sur le terrain aux instances respectives des aârouch dans toutes les régions touchées par les événements du Printemps noir. Les délégués devront par la suite discuter de la question du rejet de l'élection présidentielle entérinée dernièrement à Tizi Ouzou par l'aile conduite par Belaïd Abrika. « Puisque, nous a expliqué hier Youcef Bounif, délégué d'Amizour, tant que la plate-forme d'El Kseur n'est toujours pas satisfaite entièrement, la crise demeure toujours sans solution et, subséquemment, aucune échéance électorale ne pourrait avoir lieu dans la région ». Un autre groupe de travail sera chargé d'élaborer un texte de modalités techniques et pratiques de rejet de la présidentielle de 2004. Par ce document, les délégués veulent baliser le terrain afin d'éviter d'être « traînés » par Ahmed Ouyahia jusqu'à la tenue des élections en paralysant leurs activités.

Les délégués devront aussi se mettre d'accord sur la liste des noms des représentants à soumettre à la prochaine interwilayas pour le panel qui aura pour tâche de se concerter avec le Chef du gouvernement sur l'application des deux autres incidences qui ont été mises au « frigo » par Ahmed Ouyahia en attendant de voir les aârouch, à savoir l'amnistie fiscale et la dissolution des APC et APW. L'autre point qui sera au centre des débats est celui des divergences qui ont provoqué la scission au sein des aârouch. La CICB, qui n'a pas, elle non plus échappé aux remous ayant secoué les différentes structures des aârouch suite à l'appel au dialogue lancé par le Pouvoir, tente de recoller les morceaux en privilégiant le débat à bâtons rompus sur les questions de divergence.

Les délégués ont promis lors du sommet de Seddouk de resserrer les rangs afin de « poursuivre la lutte pour la satisfaction de la plate-forme
d'El Kseur ». Les vingt-quatre coordinations qui ont pris part à cette réunion ont convenu de se revoir dans la ville d'Amizour afin d'aplanir définitivement leurs divergences. Le consensus a été dégagé pour joindre au document de réflexion, adopté à Akfadou l'été dernier par l'ensemble des coordinations de la CICB, le texte du comité d'El Kseur qui était alors en difficulté avec l'intercommunale.

Mourad Bektache, le matin


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