La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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LARBAA NATH IRATHEN

L'enfance perdue - LARBAA NATH IRATHEN
ll En dépit de la multiplication des systèmes mis en place par les pouvoirs publics en vue de soutenir les politiques sociales qui visent l'éradication de la pauvreté et en dépit des études et des conférences nationales et internationales de toutes sortes, le nombre de pauvres dans notre pays ne cesse d'atteindre des cimes vertigineuses. Leur nombre échappe complètement aux "calculettes" des experts qui ont la charge de ce créneau.

Ils vivent, voire survivent de mendicité, de "sales" petits boulots ou tout simplement de prostitution. Leur nombre ne cesse de s'accroître et est comptabilisé en trente-six milles façons, levant ainsi le voile sur leurs maux quotidiens. Exemple : descolarisation travail précaire, exclusion sociale… Certains, les plus avertis dans le domaine économique, estiment que la Kabylie est un cas particulier car la pauvreté ces trois dernières années par rapport à d'autres régions du pays a atteint des dimensions alarmantes. Ces 20 % de la population qui vivent avec moins d'un dollar par jour, doivent attendre jusqu'à ce que nos experts considèrent la pauvreté comme étant sujet à intérêt. Encore une fois, la réalité dément le monde des idées de rafistolage.

Des enfants, dès l'âge de 10 ans, voire moins sont obligés de bosser pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Ils sont des milliers à s'être trouvés des créneaux tout au bas de l'échelle tels que : colporteurs, employés comme garçons de café ou vendeurs à la sauvette. Sur un ton très hésitant par peur ou par timidité, à Larbaâ Nath Irathen, Naïma ayant à peine 9 ans, nous dira : "Je travaille pour aider mon père, il n'arrive pas tout seul à subvenir à nos besoins. Notre famille est nombreuse avec treize enfants. Ma mère me prépare des m'hadjeb que je vends au marché à côté des ex-galeries à Tizi Ouzou".

Naima avec ses cheveux noirs et un corps frêle portait une robe à fleurs sur laquelle les traces des années étaient apparentes. Les trous de sa robe laissaient voir la pauvreté et la beauté. Karim âgé lui de 11 ans travaille de 6 à 22 heures pour gagner quelques pièces. Tôt le matin, Karim et ses semblables investissent les rues, les champs en quête d'emballages recyclables. Pas très communicatif Karim, un adulte dans la peau d'un enfant est resté imperméable à nos questions. Il nous a fallu beaucoup de patience pour pouvoir lui délier la langue. "Nous ramassons tous les objets en métal ou en plastique et nous vendons au kilo". Pour cette fois-ci nous pouvons dire que nous n'étions pas vraiment chanceux. Karim avait pris la décision de faire le serment du silence.

S. S. K. - Dépêche de Kabylie


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