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Rencontre littéraire avec H'mida Ayachi

LE cercle Frantz Fanon du Riadh El Feth a abrité mercredi une rencontre littéraire avec H'mida Ayachi, journaliste, directeur de la rédaction du journal El Youm et auteur de Dhakirat el jounon oual intihar, un roman édité par Laphonic en 1986, et traduit pour la première fois en français par Youcef Mila. Zana tel est le titre de ce livre édité par les éditions Barzakh en septembre dernier. Invité par l'association chrysalide, dans le cadre de ses rencontres littéraires du mercredi, H'mida Ayachi a présenté son livre avant de revenir quelques années en arrière pour rappeler "qu'à l'époque, le livre était boycotté par la presse arabophone.

Ce sont les journaux francophones qui en ont fait écho". Sur le choix du titre, H'mida Ayachi dira que Zana est, avant tout, un hommage rendu à une femme courageuse. "Je l'ai choisi aussi pour la musicalité du nom", ajoute-t-il. Lors de cette soirée littéraire H'mida Ayachi a parlé beaucoup de son enfance à Sidi Bel Abbès. D'ailleurs l'histoire du roman se déroule dans cette ville, à Makedra, plus exactement. C'est là que "Didouh aime d'un amour démesuré Zana, femme mi-réelle mi-fantastique, amour qui le conduira aux frontières de la folie et du suicide". Abordant le texte, M. Ayachi dira que ce dernier "est violent sur le plan du discours. Il a une langue arabe provocatrice. J'ai voulu dépasser cette vision simpliste".

A la question de savoir si la traduction n'a pas "déformé" le texte original, H'mida Ayachi tout en félicitant le traducteur qui est également romancier et poète, précise que Youcef Mila a "beaucoup apprécié le texte original. Il est lui aussi de Sidi Bel Abbès. Donc, d'une manière ou d'une autre, il a vécu les histoires relatées dans ce roman". Aussi, H'mida Ayachi a rendu un hommage à son village natal Ben Bita. "J'étais hanté par mon quartier", dit-il. H'mida est aussi un fan du raï. il parle du théâtre et ses souvenirs avec Kateb Yacine. Il parle aussi de l'islamisme, du communisme et de démocratie. H'mida tentait toujours de comprendre plusieurs phénomènes qu'a connu notre société. "Quand on voit un fan du raï qui consacre tout sont temps à la musique devenir un émir, il faut essayer de comprendre.

C'est un travail de chercheurs et de sociologues". Ayachi a parlé de violence avant les années 90. Il revient sur l'assassinat de Kamel Amzal à la cité universitaire de Ben Aknoun. Pour lui rendre hommage, une troupe théâtrale portait son nom à l'époque. Lors de la rencontre de mercredi dernier, H'mida Ayachi et les organisateurs de l'association Chrysalide ont voulu faire de cette soirée un moment de retrouvailles entre les membres de la même famille... la famille qui avance. Le titre du livre Zana, nous rappelle Nedjma de Kateb Yacine qui a beaucoup influencé H'mida Ayachi.

Saïd Taleb


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