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Aït Ahmed demande le report de la présidentielle

Le président du Front des forces socialistes (FFS), Hocine Aït Ahmed, a exprimé hier, dans un entretien accordé conjointement à deux journaux, El Watan et El Khabar, son souhait que l'échéance présidentielle soit « retardée » de quelques mois. « Au lieu d'avril, pourquoi pas décembre 2004 », a-t-il estimé en exposant la démarche que son parti préconise : « Conjuguer et organiser les deux scrutins à la fois, pour l'élection de l'Assemblée nationale constituante et celle du Président de la République ». Mais, selon lui, la Constituante d'abord.

Car, a souligné le leader du FFS, cette priorité redonnera un sens à l'élection présidentielle. Il propose, à cet effet, une étape de transition qui ne doit pas reposer, selon lui, sur l'exclusion. « Elle doit être inclusive », a-t-il affirmé. Pour cet objectif, il se dit prêt à « prendre des contacts nécessaires et éventuellement à retourner au pays » pour contribuer à la faisabilité et au succès de cette initiative. Il s'agit, pour lui, de préparer l'avènement de la deuxième République. M. Aït Ahmed laisse planer tout au long de son entretien l'éventualité pour son parti de bouder l'élection présidentielle si elle sera maintenue à la date fixée. Quant à la propreté et à la transparence de la présidentielle d'avril 2004, son verdict est clair : la fraude a déjà commencé. « Personne n'ignore, en effet, que le scrutin présidentiel est tout spécialement cuisiné par les décideurs, d'amont en aval, et dans toutes ses séquences », a-t-il précisé. Dans cette lancée, il désigne l'actuel Chef du gouvernement et son parti comme les parrains de la fraude généralisée ayant émaillé les derniers scrutins. Dans le même ordre d'idée, il reste sceptique quant à la neutralité « avouée » de l'armée à l'occasion de la prochaine échéance. Pour Hocine Aït Ahmed, la priorité aujourd'hui est de s'occuper des problèmes des Algériens. La justice demeure, selon lui, l'une des priorités que la transition tentera de régler en « interdisant qu'un juge dépende de la police ou de l'administration ».

R. N. Le matin


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