La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Bouteflika, c’est la monarchie absolue

« Il n’admet pas et n’admettra jamais une justice indépendante, ni une administration neutre, ni des partis politiques qui fonctionnent normalement.

Il veut être à la fois le chef de l’Etat, le chef du gouvernement, le ministre, le wali, le magistrat, le rédacteur en chef, etc.

Avec lui, c’est la monarchie absolue », s’écrie Ali Benflis à propos d’Abdelaziz Bouteflika dans les colonnes du Monde du jeudi 1er janvier.

Le secrétaire général du FLN n’y va pas avec le dos de la cuillère pour exprimer ses ressentiments à l’endroit de celui qu’il a servi entre 1999 et mai 2002.

Il accuse le Président Bouteflika de vouloir « garder le pouvoir et de rester seul maître à bord. » Ajoutant : « Jamais le serment prononcé par un Président n’a été aussi malmené que par M. Bouteflika. Celui-ci avait juré sur le Coran de respecter la Constitution, les droits de l’Homme, le multipartisme, la démocratie. Or, il fait tout le contraire ! »

Sur son compagnonnage de 1999 à mai 2002 avec M. Bouteflika, Ali Benflis explique qu’il s’était engagé sur un projet qui lui paraissait « salvateur » puisqu’il « traitait de l’Etat républicain, s’engageait à faire des avancées démocratiques, à libérer la presse, à rendre la justice indépendante et à assainir l’économie ». « Mais, estime-t-il, le Président Bouteflika n’a tenu aucun des engagements qui figuraient dans son programme. »

M. Benflis explique également qu’il avait cru durant un certain temps qu’il pouvait « faire évoluer les choses de l’intérieur ». Et que sa présence au gouvernement « a permis de limiter les dégâts ».

Pour autant, le renvoi d’Ahmed Benbitour de son poste de chef de gouvernement, la manière dont a été gérée la crise en Kabylie, auraient dû inciter Ali Benflis à prendre les devants et anticiper la rupture à venir avec M. Bouteflika.

Il n’empêche, pour l’ancien Premier ministre, le FLN aura été le point de rupture avec le Président : « Il voulait absolument que le FLN que je préside se transforme en comité de soutien à son service pour un nouveau mandat » et que « les militants du parti ont rejeté cette exigence, estimant que le Président avait échoué dans son mandat et qu’il ne devait pas être soutenu une seconde fois ».

Et d’assurer que lui, Benflis, croit « en un parti souverain au sein d’une démocratie pluraliste ». Avant d’asséner : « Je n’ai pas, pour ma part, la culture du complot et du coup d’Etat. » Des propos qui sonnent juste mais qui expliquent mal les raisons ayant conduit Ali Benflis à faire montre envers le chef de l’Etat, dont il savait qu’il s’était fixé pour objectif de reprendre coûte que coûte en main le FLN, d’un attentisme qui lui a été préjudiciable politiquement.

En conclusion de son entretien, Ali Benflis persiste et signe. « Plus que jamais je suis candidat à la prochaine élection. La décision du tribunal administratif qui, selon lui, ne fait pas honneur à la justice algérienne, et qui est une hérésie judiciaire et juridique, n’a aucune influence sur ma candidature. »

Ajoutant qu’il ne craint aucunement une hémorragie au sein du FLN en faveur de l’autre camp. En clair et en dépit des faits, Ali Benflis maintient sa candidature.

Or, le gel du FLN empêche de fait Ali Benflis de se présenter à l’élection présidentielle de 2004 sous les couleurs de son parti.

ALI BENFLIS DANS UN ENTRETIEN AU MONDE DU JEUDI 1ER JANVIER


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