La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Tous contre Bouteflika

Les opposants au chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika, s'unissent contre les tentatives de verrouillage de l'élection présidentielle. Et en appellent à l'armée. L'annulation, par la justice algérienne, le 30 décembre 2003, des résultats du dernier congrès du FLN, le gel des activités du parti et de ses avoirs ont fait monter d'un cran la tension politique en Algérie. L'objectif: priver Ali Benflis, le principal concurrent du président Abdelaziz Bouteflika, de l'importante logistique de l'ex-parti unique pour sa campagne électorale. Une mesure sans doute facilitée par les liens personnels du chef de l'Etat avec son ministre de la Justice.

Pour faire bonne mesure, le magistrat chargé de l'affaire, qui avait démissionné quelques jours après ce jugement, n'a toujours pas été remplacé. Ce qui veut dire que l'appel, aussitôt interjeté par le FLN, n'a toujours pas fait l'objet d'un début d'examen.

La classe politique algérienne s'inquiète d'un jeu électoral qui paraît de plus en plus verrouillé. Pratiquement tous les postes clefs - Premier ministre, ministre de l'Intérieur et de la Justice, président du Conseil constitutionnel - sont occupés par des hommes acquis au chef de l'Etat.

Devant une telle instrumentalisation des institutions, à laquelle s'ajoutent des tentatives d'intimidation des journaux, dont plusieurs sont soumis à un redressement fiscal, 11 opposants - dont tous les ex-concurrents de Bouteflika aux élections de 1999 - ont décidé de constituer un «front antifraude». Dans un texte commun, ils appellent à l'arrêt des pressions et à la mise en place d'une stratégie destinée à assurer un minimum de transparence, et dénoncent l'utilisation abusive des moyens de l'Etat pour la campagne du président. Ils en appellent surtout à l'armée afin qu'elle «prenne ses responsabilités». Celle-ci, qui s'est toujours impliquée dans toutes les élections et qui a imposé, en 1999, l'actuel président, ne cessait ces derniers temps de clamer sa «neutralité». Une attitude mal comprise des Algériens - ils n'ont pas l'habitude - largement interprétée comme un encouragement à Abdelaziz Bouteflika et à son clan, qui mènent une politique de plus en plus attentatoire aux libertés.

L'armée, qui souhaitait réellement se retirer progressivement de la scène politique, a dû se résoudre à répondre à cet appel. Dans un entretien aux journaux Le Matin et El Khabar, le général Mohammed Lamari vient de rappeler que «neutralité ne veut pas dire passivité» et de mettre en garde contre tout éventuel «détournement des institutions de l'Etat, par le biais d'une révision constitutionnelle, au profit d'une seule personne». A bon entendeur, salut...

Baya Gacemi, L'Express


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