La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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14 délégués convoqués par la police à Tizi Ouzou

 
Quatorze délégués du mouvement citoyen ont été convoqués hier par la justice à Tizi Ouzou. Procès en appel pour certains et citations à comparaître devant le juge pour d’autres, la journée aura été chargée quant au traitement des dossiers des militants des aârouch. Salah Hacène, Allouache Rachid et Belaïdi Kader, convoqués devant la cour pour répondre des traditionnels chefs d’inculpation d’attroupement et d’incitation à attroupement, ont bénéficié de la relaxe bien que n’ayant pas répondu à la convocation.
vendredi 16 janvier 2004.
Mouloud Ameur a lui aussi bénéficié de la même décision, une relaxe requise par le représentant du ministère public, tandis que Nekkah et Ramdane Bouadi, poursuivis pour enlèvement et séquestration sur la personne de Djenadi Salem, ont carrément bénéficié d’un non-lieu. Mais les deux parmi les huit délégués des coordinations de Bounouh et de Mechtras, qui ont répondu à la convocation de la cour, Slimani Hamid et Belgacem Saïd en l’occurrence, se sont vu signifier le report de leur procès jusqu’au 17 mars prochain pour absence des six autres. Les huit délégués avaient bénéficié, pour rappel, de la relaxe dans le procès qu’a intenté contre eux la wilaya de Tizi Ouzou. Poursuivis pour destruction de biens d’autrui lors des émeutes qui ont éclaté dans leur localité à l’occasion des élections législatives de mai 2002, ils avaient été acquittés le 17 juin dernier, mais le procureur avait décidé de faire appel. Le report de leur procès hier vient semer des doutes quant à la levée des poursuites judiciaires convenue entre les aârouch et le gouvernement. Surtout qu’ils appartiennent au camp dit antidialoguiste. La décision de ne plus poursuivre les délégués est-elle donc sélective ? C’est ce que laissent entendre des militants de l’aile dite opposée à toute prise de langue avec le Pouvoir. « Slimane Hamid, Belgacem Saïd, Arezki Mouloud, Aïssat Youcef, Begrar Youcef, Haroun Ali, Tamimount Aïssa et Begrar Hocine viennent de faire l’objet d’une intimidation grossière visant les antidialoguistes », commente-t-on. Car si leur relaxe était intervenue dans une conjoncture marquée par la « clémence du Pouvoir qui multipliait alors ses mesures d’apaisement », dont la libération de Belaïd Abrika, Rachid Allouache et Noredine Medrouk, la remise sur le tapis de leurs dossiers a lieu au moment où leurs coordinations s’inscrivent en faux avec l’option du dialogue. Kamel Omar, Le Matin
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