La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Kabylie : Pas de dialogue sans tamazight

 
« Il a fallu que la population mette de côté ses sentiments pour accepter que des délégués des aârouch s’assoient à la table des négociations avec Ouyahia, mais voilà que le Pouvoir touche au fond de la plate-forme d’El Kseur. » C’est en ces termes que le Dr Brachemi, délégué de la CADC faisant partie des « 24 », a résumé « l’échec » du dialogue aârouch-gouvernement dans un point de presse qu’il a animé avec Belaïd Abrika, Mohand Iguetoulène et Noredine Medrouk, hier, à Tizi Ouzou.
jeudi 29 janvier 2004.

Cependant, les clarifications que les délégués de la CADC ont voulu apporter ne constituent nullement une réponse claire à la question qui se pose : suspension stratégique ou échec du dialogue ? Belaïd Abrika, qui déclare que la balle est désormais dans le camp du Chef du gouvernement, affirme néanmoins qu’« à ce stade le dialogue est bloqué ». Il a buté sur l’épineuse question d’officialisation de la langue amazigh. « Le Chef du gouvernement refuse d’engager l’Etat sur ce volet, et nous avons expliqué que nous sommes venus discuter de la mise en uvre - des mécanismes et des délais - de la plate-forme d’El Kseur, pas de son contenu », a dit Abrika qui n’omet, cependant, pas d’insister que « le dialogue s’est déroulé dans une sérénité totale marquée par un respect mutuel ». Les délégués de la CADC croient que la révocation des « indus élus » est acquise. « C’est une question de quelques jours seulement », a lancé Abrika. Celui-ci a jugé utile d’énumérer un certain nombre d’acquis « arrachés » auprès d’Ouyahia tels que l’ouverture de l’ENTV à plus de programme en tamazight, l’accord de décréter Yennayer, nouvel an amazigh, chômé et payé, la préparation de la mise sur pied d’une académie berbère A la question de savoir si les aârouch ne retourneront pas chez Ouyahia, Abrika répondra : « Seule l’interwilayas est en mesure de se prononcer. Nous tiendrons demain (aujourd’hui, ndlr) une réunion où tout sera décidé. » Mais Iguetoulène tranchera à l’avance : « Ulac le dialogue ulac tamazight. » (Pas de dialogue sans tamazigh) Est-ce à dire que le dialogue a échoué ? Sauf si le gouvernement revient sur sa position, car soumettre tamazight à référendum est inadmissible, disent les animateurs des aârouch.

Kamel Omar, Le Matin

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