La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Béjaia : Réunion de l’APW

les élus résistent
 
L’APW de Bgayet (Béjaia), toutes tendances confondues (FFS, FLN et indépendants), élargie aux élus APC, a tenu une séance de travail hier destinée à examiner la situation suite au développement récent de la situation politique du pays en général et de la Kabylie en particulier.
mercredi 28 janvier 2004.

L’ORDRE du jour ainsi formulé, visait en fait à débattre des conséquences de ce que tout le monde s’accorde désormais à désigner sous le vocable "satisfaction de la sixième incidence" et ses dispositions relatives à la "révocation des indus élus". L’administration invitée pour la circonstance a préféré la pratique de la chaise vide. Annonçant la couleur et traçant les contours du débat, le P/APW, M. Hamid Ferhat, a qualifié ce qui s’est passé à Alger "de manque de respect au peuple et à ses représentants". Puis, faisant lecture d’une déclaration personnelle, le P/APW situera d’emblée les règles du jeu, faites de "constantes dans la confiscation de la souveraineté du peuple, depuis le cap de force de 1963 au cinéma Majestic d’Alger jusqu’au protocole d’accord portant satisfaction des incidences préalables du Mouvement citoyen. Evoquant "une alternance clanique, privilégiée à une alternance démocratique, le P/APW est tombé à bras raccourcis sur les "hordes fascistes instrumentalisées par un "triste individu qui n’a pas hésité à fouler du pied la loi fondamentale". "La Kabylie meurtrie, continuera-t-il sur sa lancée, s’opposera pacifiquement à tous ceux qui de crise en crise, œuvrent pour que le pourrissement perdure car il faut faire barrage à cet énième complot". Ne mâchant pas ses mots, M. Ferhat ne manquera pas de descendre en flammes le chef du gouvernement : "Si Ouyahia a réellement signé ce protocole d’accord, avec un panel de voyous et utilisé le terme "indus élus, c’est un mal éduqué". Les différentes intentions ont toutes stigmatisé le pouvoir et ses relais, les archs taxés à l’occasion de "marionnettes de mutants et d’autres noms d’oiseaux", parlant de "démarche irréfléchie, incohérente, contre nature faite de revirements que seule la politique nous réserve parfois : ainsi, les ennemis d’hier sont les alliés d’aujourd’hui". Unanimement, les élus ont fait du rejet de l’accord pouvoir-archs le point focal de leurs interventions, le tournant même en dérision "le ridicule ne tue pas car dans notre pays, un protocole d’accord remplace les lois de la république". Une batterie de mesures, en opposition à l’accord de la honte a été proposée et se résume en un maître mot : résistance. Récusant avec la dernière énergie les termes "indus élus" et révocation au motif qu’ils ne sont pas fonctionnaires, ils ont suggéré des actions de rue allant de la marche au rassemblement, à une saisine de la justice par une plainte contre le chef du gouvernement et les archs et même une remise des mandats de tous les élus à l’échelle nationale pour dénoncer le ’"simulacre de dialogue" et faire tomber le pouvoir actuel. Les buts étant "la restauration de l’honneur et de la dignité des élus et l’avènement de la deuxième république".

M. R., LA DÉPÊCHE DE KABYLIE

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