La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Ouyahia : « Je ne partirai pas »

Dans une interview au Monde
 
La réponse officielle aux doléances des onze personnalités qui ont, dans une déclaration rendue publique il y a quelques jours, posé comme préalable à une élection transparente le départ de l’Exécutif est venue de la bouche du Chef du gouvernement. Dans un entretien au quotidien français Le Monde, Ahmed Ouyahia a affirmé qu’il n’avait nullement l’intention de partir.
mercredi 21 janvier 2004.

Pour lui, toutes les conditions sont réunies pour une élection crédible, et si « certains partent à la bataille avec la conviction que les dés sont pipés, c’est peut-être parce que le pluralisme est une notion récente pour eux ». Avant lui, un membre du mouvement de redressement, en l’occurrence Aldelkader Hadjar, avait, lui aussi, déclaré que derrière le souci d’éviter une fraude au prochain scrutin se cache chez les candidats à la présidentielle une volonté de mettre Abdelaziz Bouteflika hors de la course électorale. Pour convaincre de la volonté des autorités de veiller à la régularité du vote, le Chef du gouvernement aborde la question de la neutralité de l’armée qui, pour lui, ne souffre d’aucun doute : « Depuis plus d’un an, l’armée n’en finit pas d’énoncer une évidence : elle n’est pas le laboratoire où l’on fabrique les dirigeants. L’armée est neutre. C’est ce que vient de rappeler le chef d’état-major, le général Mohamed Lamari. Il a dit aussi que l’élection est du ressort des candidats en compétition, qu’elle doit être transparente - un vu partagé par tous - et enfin que l’armée veillera, si besoin, au respect de l’ordre démocratique et républicain. » Il enchaîne : « Cessons de considérer que l’armée est un arbitre. S’il y a une crise politique, il y a un Parlement. Il peut démettre le chef de l’Etat. Pour le reste, nous avons des élections. C’est au peuple de trancher. » Concernant l’accès à la télévision, il promet que « lorsque la campagne électorale sera lancée, tous les candidats seront logés à la même enseigne », sans pour autant déplorer l’acharnement contre la presse écrite, objet de poursuites judiciaires. Dans ce sens, il rappelle qu’en tant que ministre de la Justice en 2000, il a été « l’artisan de la libération du code pénal sur ces questions de presse » et qu’il en est fier.

N. H., Le Matin

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