La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Honte à Bouteflika !

Une victime de plus de la grâce amnistiante
 
Ancien moudjahid et l’un des premiers résistants à prendre les armes en 1993 contre le terrorisme islamiste, Guerbi Mohamed Tounsi a été condamné hier par le tribunal de Guelma à 20 ans de prison ferme pour « meurtre avec préméditation ». Enrôlée pour la première fois, l’affaire remonte au 11 février 2001 lorsque le prévenu a abattu par balle un ex-« émir » de l’Armée islamique du salut, branche armée du FIS dissous, ayant bénéficié de la « grâce amnistiante » promulguée le 12 janvier 2000 par le Président Bouteflika.
mercredi 21 janvier 2004.

L’acte ultime de Mohamed Guerbi, âgé de 67 ans, a eu lieu, rappelons-le, après de vaines mises en garde adressées aux autorités de Souk Ahras par le prévenu informant sur les menaces que Merad Ali, ex-chef de l’AIS, ne cessait de proférer à son encontre depuis sa « réinsertion dans la vie sociale ». « Viendra ton jour, espèce de taghout », telle est la menace proférée le 2 février 2001 par le chef de l’AIS à l’encontre du chef des Patriotes de Souk Ahras qui connaissait bien son interlocuteur pour son implication dans l’assassinat de son frère. Ne voyant rien venir des autorités, Mohamed Guerbi a décidé le 11 février de la même année d’en finir avec le « cauchemar » qui hantait ses nuits en se dirigeant, aux environs de 9 h du matin, vers la cité 1 700-Logements, à Souk Ahras, pour attendre le chef de l’organisation terroriste devant chez lui. A la sortie de ce dernier de l’immeuble, il lui tire plusieurs coups de feu avec sa kalachnikov. « Tahia El Djazaïr, nous sommes des moudjahidine et des résistants », a crié le moudjahid Guerbi pour exprimer sa « joie » d’avoir accompli son devoir de justice, spolié et violé par ceux qui ont pris la responsabilité de libérer des assassins. Rappelons, à cet effet, la manifestation des membres de l’AIS, à leur tête Madani Mezrag, qui avait accompagné le cortège funèbre d’Ali Merad, enterré à Souk Ahras. Il n’y manquait qu’Ali Benhadj qui purgeait encore sa peine (12 ans de prison). Mais hier, il était attendu pour faire irruption au tribunal de Guelma. Il n’aurait pas, visiblement, mieux fait que le procureur de la République qui a requis la peine de mort pour le moudjahid Guerbi. Tout au long de la plaidoirie qui a duré plus de 5 h, la défense, représentée par les Mes Boutamine et Soudani, a développé la thèse de « non-responsabilité » du prévenu en axant sur le contexte du déroulement des faits : « La situation de non-droit créée par la grâce amnistiante, qui a absout les terroristes de leurs crimes. » L’expérience de l’Afrique du Sud a été soulevée à cet effet par les avocats pour démontrer qu’en l’absence de justice et de vérité, il fallait s’attendre que les victimes du terrorisme tentent de se faire justice elles-mêmes.

Y. R., Le Matin

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