La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Kabylie : Paroles de délégués

 
mercredi 21 janvier 2004.

Belaïd Abrika (CADC) "On va mettre à l’épreuve la volonté de l’Etat quant à la résolution de la crise. Nous sommes plus que sereins en tant que délégués quant à l’issue du dialogue. Nous allons d’abord discuter de l’incidence relative aux indus élus. Ce sera inévitablement le premier point. On attend à ce qu’il y ait révocation des indus élus. Ensuite, on va aller directement vers la mise en œuvre de la plate-forme d’El Kseur."

Djaâfar Abdeddou (Bouira) "Nous sommes optimistes quant à l’issue du dialogue. Nous n’allons pas discuter du fond, mais seulement de la forme. On va d’abord tester la volonté de l’Etat à travers la satisfaction de la sixième incidence. C’est à ce moment-là qu’un accord sur le fond peut être envisagé. Sinon, il n’y aura pas de mise en œuvre."

Guermah Khaled (parent de martyr) "On va tester la volonté du pouvoir à travers ce dialogue. Nous sommes déterminés à continuer le combat, car nous avons donné une vraie leçon au pouvoir. On ne changera jamais. Cependant, nous voulons montrer à la communauté nationale que nous ne sommes pas des sauvages et que nous sacralisons les valeurs universelles. Ulac smah !"

Farès Oudjedi (CIC Béjaïa) "Nous sommes contents d’avoir pu gagner Alger qui nous a été interdite un certain 14 juin 2001. Toutefois, la grande fête n’aura lieu qu’une fois la mise en œuvre de la plate-forme d’El Kseur effective. Si cela n’aura pas lieu, nous reprendrons la rue et nous continuerons le combat. C’est au pouvoir de donner un échéancier."

Lyès Chibane (Coordination d’Alger) "Pour le moment, on attend à ce que l’accord signé sur les incidences se traduise sur le terrain. Il est de notre devoir d’aller à la mise en œuvre. Cependant, il faut d’abord régler la sixième incidence. L’Etat n’a pas le droit de tricher. Si échec il y a, c’est à l’Etat d’assumer ses responsabilités."

Noureddine M’zala (Boumerdès) "Les citoyens ne veulent pas qu’on se trompe. L’Etat doit comprendre qu’il ne peut y avoir d’Algérie sans la citoyenneté. Nous considérons que nous sommes dans un rapport de force favorable car le pouvoir s’est affaibli. Il est en face de notre détermination après trente-quatre mois de mise à l’épreuve caractérisés par la répression et l’intox. Une démocratisation s’impose à présent. Le Mouvement citoyen a pris l’initiative en exigeant une rupture avec le système en placele c à travers l’élaboration de la plate-forme d’El Kseur, véritable acte de décès d’un pouvoir maffieux et assassin."

Fateh Achoura (Batna) "On espère que le sixième point des incidences soit satisfait pour qu’on puisse entamer la mise en œuvre. Nous consacrerons, d’ailleurs, toutes nos énergies pour cela. Nous ne quitterons la table des discussions qu’une fois le dernier des points de la plate-forme d’El Kseur satisfait."

Propos recueillis par Ali B., LA DÉPÊCHE DE KABYLIE

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