La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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L’affaire de l’assassinat de Matoub Lounès

 
La dernière information livrée par le quotidien El Khabar du jeudi 26 juillet 2007 a remis l’affaire Matoub Lounès sur les devants de la scène.
lundi 30 juillet 2007.

Voiture de Matoub Lounès (JPEG) La sœur du chanteur a décidé de rendre public, pour la première fois, le rapport de la Gendarmerie nationale. Il s’agit d’un “télégramme de départ” rédigé par le commandant d’escadron de la gendarmerie nationale de Tizi-Ouzou, envoyé au commandant de brigade de la Gendarmerie de Tizi-Ouzou juste après l’assassinat. Des contradictions et non des moindres entre le rapport et la version maintes fois rapportée dans les médias nationaux et étrangers sont vite repérables dans le texte en question. Le jour de l’assassinat, il y avait dans la voiture de Matoub Lounès outre son épouse Nadia et sa sœur Farida, sa sœur aînée Fatima, née en 1966. Et non pas la sœur cadette Ouarda, à l’époque âgée de 17 ans comme rapporté dans l’ensemble des témoignages recueillis auprès de la veuve de l’artiste. Cette contradiction que la sœur de Matoub a communiqué hier est loin de constituer un mince détail puisque dans le cas de ce crime, il s’agit bel et bien de témoins oculaires. Entretenir l’équivoque au sujet des accompagnateurs de Lounès ne peut être toléré, selon la présidente de la Fondation Matoub qui, poursuivant la lecture du dit rapport, précise qu’il existe un deuxième témoin oculaire : un citoyen de la daïra de Béni Douala qui, le 25 juin 1998 à 13h30, passait par l’endroit du meurtre. Son véhicule, une 405 Peugeot, immatriculée à Tizi-Ouzou a été touché par les balles des tireurs.

Malika Matoub indique qu’au moment où les assassins ont commencé à tirer sur son frère le véhicule était à l’arrêt sur le côté gauche de la route (en partant vers Béni Douala). Selon les indices en sa possession, quand les premiers coups de feu sont partis, Matoub Lounès était debout. Elle exhibe le croquis où le corps du rebelle est représenté avec tous les impacts de balles ayant touché le poète. Malika nie que son frère a tiré au moment où il fut attaqué, car il a reçu trois balles dans le bras gauche. Au sujet du véhicule, un mécanicien qui a vérifié le moteur, a expliqué à la famille Matoub que l’état de ce dernier prouve que la voiture n’était pas en marche au moment de l’assaut. La découverte par Malika de documents mystérieux à l’intérieur du domicile de Lounès est un autre élément qui doit être pris en compte par les enquêteurs, insiste Malika Matoub qui fait de l’éclosion de la vérité sur l’assassinat un leitmotiv. Malika Matoub a estimé que l’assassinat de son frère a été planifié de façon minutieuse. Mais les commanditaires n’ont pas pris en ligne de compte un élément fondamental, précise encore Malika, c’est que sa mère et elle, n’abandonneront jamais la revendication de la vérité pour identifier et juger les commanditaires de l’assassinat.

Avec la dépêche de la Kabylie

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