La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Slimane Azem maître de la chanson kabyle

 
(JPEG) En 1983, lorsque Slimane Azem rendit le dernier soupir et que la stupeur et la douleur firent place à la réflexion, le public se rendit compte que la chanson algérienne, particulièrement la chanson kabyle venait de recevoir un coup dur.
dimanche 26 novembre 2006.

Le vide laissé par ce “géant” de la poésie et de la chanson, ne posait pas seulement la question de la relève des talents, mais bel et bien celle de la continuité d’une démarche. La disparition de Matoub Lounès en 1998, considéré comme étant la relève de Slimane Azem venait compliquer encore plus les choses quinze années après.

Slimane Azem a été contraint à l’exil durant presque toute sa vie artistique, lui qui a chanté si bien la vie, les hommes, les femmes ainsi que leur peine. Il a également chanté l’exil sous toutes ses facettes. Da Slimane a été l’un des plus grands chanteurs dans diverses longues, kabyle, arabe et même français. Sa disparition voilà maintenant 23 ans, outre le vide qu’elle a laissé dans le monde de la chanson est ressentie comme une perte irréparable.

C’est seulement après son départ que l’on se rend compte de l’importance et de l’impact d’un disparu sur la vie et les choses. La disparition de Azem a largement prouvé cet adage. On dit que le poète a toujours raison, c’est vrai, car en écoutant ses chansons telles que Lwekt Aghedar (temps maudit) reprise d’ailleurs par le regretté Kamel Messaoudi, Teroui Teberoui, on se rend compte immédiatement que le chanteur est un visionnaire et sa poésie est évocatrice à chaque instant des réalités présentes, même si elles ont été composées en d’autres temps, pour d’autres hommes.

A ses débuts déjà, le poète-chanteur évoquait l’effondrement des valeurs dans la communauté “kabyle” où tout devient illusion, on peut le constater aujourd’hui. Malheureux celui qui n’a rien dans sa poche, la chanson Idhrimen (l’argent), illustre parfaitement la vie actuelle des gens. Slimane Azem est écouté même par des jeunes qui ont fini par saisir la portée de sa parole, considérée comme sacrée, car ses chansons renvoient aux réalités et au vécu La justice des animaux enregistrée dans les années 60. Des textes de grande ampleur, hommes avec leur méchanceté et leur médiocrité douloureuse.

Même si Slimane Azem a débuté sa vie artistique comme presque tous les autres chanteurs de sa génération en grattant sur les fils d’une guitare de fortune, sa passion première était la flûte mais le temps ne lui a pas donné raison cette fois-ci, puisqu’il est devenu un véritable virtuose de l’instrument à six cordes.

Avec La Dépêche de Kabylie

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