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Affaire Nabil Idir devant le tribunal de Béjaïa

 
L’affaire remonte au mercredi 4 octobre 2004 lorsque le jeune Nabil Idir, suite à un accident de la circulation, a été orienté vers le service des urgences de l’hôpital Khellil-Amrane à Béjaïa ce jour-là où le Dr Menzou était de service.
mercredi 15 novembre 2006.

Affaire Nabil Idir devant le tribunal de Béjaïa (JPEG) Après deux reports consécutifs dus essentiellement à l’absence de témoins dont les dépositions sont jugées importantes, le tribunal correctionnel de Béjaïa a enfin examiné hier l’affaire qui oppose la famille de Nabil Idir contre le docteur Menzou qui a opéré ce dernier pour une fracture du fémur. Le procureur de la République qui a dans son intervention beaucoup reproché au médecin d’avoir transféré le malade du secteur public vers une structure privée pour une histoire d’argent et surtout de ne pas l’avoir opéré le lendemain du transfert comme il l’a promis à sa famille a requis une peine d’une année ferme assortie d’une amende de 10 000 DA.

L’affaire remonte au mercredi 4 octobre 2004 lorsque le jeune Idir, suite à un accident de la circulation, a été orienté vers le service des urgences de l’hôpital Khellil-Amrane à Béjaïa ce jour-là où le Dr Menzou était de service. Après examen du blessé chez qui il a constaté une fracture du fémur, il propose à la famille le transfert de l’accidenté à la clinique privée du Rameau d’olivier à Oued Ghir parce que, selon les témoignages du père de la victime à la barre, “l’hôpital Khellil-Amrane est une écurie et que la clinique de Oued Ghir dispose de tous les équipements nécessaires pour la réussite de l’opération”. Le docteur a promis à la famille, apprend-on à l’audience, qu’il opérerait le blessé le lendemain jeudi. Or le jeudi et le vendredi, le docteur selon le frère de la victime, ne s’est même pas présenté à la clinique. La famille s’est alors adressée au docteur Boussaâd qui jugeant inconvenant de “voler un client à son confrère” refuse d’intervenir.

Entre-temps, le malade est laissé sans soins et une embolie graisseuse s’est déclarée. Le docteur réanimateur de la clinique de Oued Ghir prévient la famille de l’état de santé non réjouissant du jeune Nabil. Et après tergiversations et discussions avec ses collègues et notamment le Dr Boussad, le chirurgien décide d’opérer le dimanche, soit 72 heures après avoir constaté la fracture du fémur. Mais le malade peine à se réveiller et la clinique ne dispose pas de moyens adéquats pour la réanimation des opérés. On retransfère le malade vers Khellil-Amrane qui est équipé d’un bon appareil de réanimation. Mais le malade meurt à son entrée à l’hôpital.

La partie civile, assurée par maître Laarich, reproche au docteur d’un côté d’avoir rassuré la famille en lui déclarant que son fils ne risquait rien, qu’il était entre de bonnes mains et de l’autre de n’avoir rien fait pour le soigner si ce n’est de le transférer une nouvelle fois à l’« écurie » de l’hôpital Khellil-Amrane quand les choses ont commencé à se compliquer. Dans une longue intervention, et s’adressant au médecin, l’avocat de la partie civile a beaucoup insisté sur le fait que la médecine est une vocation, un art et non un vulgaire commerce.

Pour sa défense, le médecin qui, à plusieurs reprises, a répété que l’embolie graisseuse était imprévisible a déclaré qu’il avait fait tout ce qu’il fallait faire et qu’il est tranquille avec sa conscience. Assurée par deux avocats, la défense a surtout mis en exergue le fait que le décès du jeune Nabil Idir est la conséquence directe d’un accident de la circulation et non de l’opération chirurgicale par laquelle le Dr Menzou a tout tenté pour lui sauver la vie. A la fin de la plaidoirie, les deux avocats ont demandé au tribunal d’innocenter leur client.

Avec la Dépêche de Kabylie

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