La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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La Kabylie a flambé durant trois jours

 
Des dizaines d’hectares de chêneliège, de chêne vert, de maquis et broussailles et des centaines d’oliviers ont été détruits par les feux de forêt qui n’ont pratiquement épargné aucune daïra de la wilaya de Tizi-Ouzou (Kabylie) durant les trois derniers jours de la semaine écoulée.
samedi 28 octobre 2006.

En effet, d’importants foyers d’incendie ont été enregistrés notamment dans les régions de Béni Douala, Aïn El Hammam, Larbaâ Nath Irathen, Béni Yenni, Ouacifs, Aït Yahia Moussa, Draâ El Mizan, Tizi Gheniff et Yakouren, un embrasement dont on ignore s’il est d’origine criminelle ou accidentelle mais qui ne manque pas d’intriguer les observateurs au regard de sa survenue tardive et de la saison de la période réputée propice aux feux de forêt. Paradoxalement les mois de juin, juillet et août où l’on enregistre chaque année le plus grand nombre et les plus violents feux de forêt auront été plutôt calmes cette année contrairement à cette dernière décade du mois d’octobre.

La sécheresse, les débroussaillements et autres imprudences, les rejets de gravas le long des routes aux alentours des forêts sans exclure aucune autre piste expliquent aisément cette brusque flambée d’incendies qui a porté la température à un niveau rarement atteint pour ne pas dire jamais en pareille saison. La Protection civile a dû engager tous ses moyens humains et matériels, une mobilisation maximale, durant trois jours pour protéger les vies humaines des habitations menacées par les flammes et maîtriser les nombreux foyers déclenchés presque simultanément principalement à l’est et au sud de la wilaya sans épargner l’ouest et le nord relativement moins boisés hormis les massifs forestiers de Sidi Ali Bounab et de Mizrana.

Une lutte acharnée sans répit et souvent risquée aura été engagée trois jours de suite par les éléments de la Protection civile contre les feux favorisés par les vents propagateurs des flammes qui ont donné des sueurs noires aux soldats du feu qui, encore une fois et comme toujours en pareille circonstance, ont vécu les fêtes de l’Aïd sur les charbons ardents loin de leurs familles. En attendant le bilan exhaustif de cette bataille pour la préservation des forêts et des villages riverains, on déplore d’ores et déjà un millier d’oliviers brûlés et des dizaines d’hectares de chêne-liège et chêne vert brûlés, abstraction faite des maquis et broussailles.

Avec le Soir d’Algérie

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