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Le visage du sida en Algérie

 
1er décembre, Journée mondiale contre le sida. L’heure des bilans à sonné. Cette année encore, ils ne sont pas réjouissants. 40 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, dont 2,5 millions d’enfants de moins de 15 ans. L’Afrique sub-saharienne enregistre des taux record mais l’Afrique du Nord n’est pas épargnée. Exemple en Algérie.
lundi 1er décembre 2003.

Quelque 605 cas de sida et 1 373 personnes séropositives ont été enregistrés en Algérie entre décembre 1985, date du premier cas diagnostiqué, et juin 2003 (selon les estimations du ministère de la Santé). Le chiffre concernant le nombre de séropositifs serait inférieur à la réalité en raison d’un dépistage qui n’est pas systématique. Les hommes, âgés de 20 à 49 ans, actifs sexuellement, sont les plus touchés par rapport aux femmes avec un taux de quatre hommes pour une femme. Mais le chiffre se rapproche de plus en plus entre les deux sexes. Les enfants semblent encore être épargnés puisque seulement 22 cas de sida ont été enregistrés pour les moins de 14 ans depuis 1985.

La prise en charge des malades se fait dans six centres de référence au niveau national dont deux à Tamanrasset et Sétif et quatre opérationnels depuis 1996, à Constantine, Annaba, Oran et Alger où le taux des personnes atteintes est le plus élevé. La dépense moyenne pour la prise en charge d’un sidéen est d’1 million de dinars par an. A Annaba, 64 sidéens au stade final ont été recensés par l’Association de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et sida (Aniss). La plupart sont des femmes. Les personnes porteuses du virus sont estimées, selon la même source, à plus de 600 cas. A Oran, sept nouveaux cas de sida ont été dépistés récemment, ce qui porte le chiffre global des personnes atteintes à 113 depuis le début de l’année. La fourchette d’âge se situe entre 20 et 50 ans.

Plus de drogues dures

Les jeunes s’adonnent de plus en plus aux drogues dures en utilisant des injections, ce qui augmente le risque de transmission du VIH. Il faut ajouter à cela une consommation de plus en plus importante d’alcool et de psychotropes. Dans les prisons algériennes, le risque de transmission se fait par les pratiques sexuelles entre hommes et la toxicomanie. Pour cette population, un contrôle médical est effectué par des médecins généralistes à plein temps et éventuellement à la demande des médecins spécialistes.

Les déterminants de l’épidémie VIH en Algérie sont les infections sexuellement transmissibles, la vulnérabilité croissante des femmes, un environnement favorisant les situations et les comportements à risque, la faiblesse du mouvement associatif et de l’implication de la société civile, la migration nationale et internationale et la détérioration des conditions socioéconomiques.

L’épidémie ne fléchit pas

Les Algériens sont mal informés sur cette maladie et il faut expliquer clairement les différents modes de transmission, surtout la transmission sexuelle. La société algérienne continue à stigmatiser les sidéens. Une culture du tabou et du rejet qui facilite la prolifération de la maladie car la révéler mène à l’exclusion. Il faut pourtant aire avancer la prévention, en Algérie comme ailleurs.

Car l’épidémie mondiale de sida ne montre aucun signe de fléchissement. Chiffres encore jamais atteints, cinq millions de personnes ont été infectées par le VIH dans le monde et 3 millions en sont mortes rien que cette année. Le nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 40 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, dont 2,5 millions d’enfants de moins de 15 ans.

Par Kamel Benelkadi, El Watan

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