La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
ACCUEIL | KABYLIE | CULTURE | MUSIQUE | PHOTOS | FORUM
Actualité
Culture
Femmes
Etudiants

Café littéraire à la bibliothèque nationale

 
Quel bilan tirer des Belles étrangères ? La question était au centre de la 48e édition du café littéraire de la bibliothèque nationale, lundi après-midi. Amine Zaoui, El-Mahdi Acherchour, Sofiane Hadjadj, Bachir Mefti et Mohamed Sari, parmi les 13 auteurs algériens participant à des rencontres littéraires en France en décembre dernier, étaient venus faire le point sur la manifestation organisée par le ministère français de la culture et le Centre national du livre dans le cadre de “la promotion des littératures étrangères en France”. Premier constat : “Pourquoi nous demande-t-on toujours de parler de la situation politique en Algérie au lieu de parler de la littérature ?”
mercredi 21 janvier 2004.

Pour Bachir Mefti, auteur de trois romans en langue arabe, secrétaire général de la ligue El-Ikhtilef, “il était très difficile de contourner les questions politiques lors des débats”. Pour aborder les sujets relatifs à l’esthétique de l’écriture, les 13 hôtes algériens étaient contraints, semble-il, de passer par la case “Démocratie et situation sécuritaire en Algérie”. Le public français est-il mal informé ? Les clichés ont la peau dure et la qualité des informations répercutées par les médias français et même algériens y est pour quelque chose, atteste-t-on en substance. Il y a aussi “cette diaspora d’auteurs algériens vivant en France qui font des concessions et qui donnent une mauvaise image de nous”. Autre constat : Les belles étrangères qui regroupe des auteurs d’expression arabe et française est un signe de “reconnaissance, dans les milieux littéraires français, que la littérature algérienne n’est pas le fait exclusif des écrivains de langue française”, estime Mohamed Sari, universitaire et auteur bilingue. Même son de cloche du côté de Sofiane Hadjadj, responsable des éditions Barzakh, qui est partenaire de la manifestation. “C’est la première fois que des auteurs en langue arabe sont accueillis en France”, relève-t-il, estimant qu’il est temps de “faire comprendre au public français que la création en Algérie se fait aujourd’hui essentiellement dans cette langue”. Amine Zaoui, qui a édité plusieurs ouvrages en France (notamment chez Le serpent à plumes) est un habitué des tournées promotionnelles dans l’Hexagone. Le directeur de la Bibliothèque nationale, pour qui “Les belles étrangères n’était pas un événement”, affichera une mine blasée et fera un chapelet de récriminations : programme trop chargé, absence de rencontres entre écrivains français et algériens, un public français “prisonnier” des médias, etc. Pour Mohamed Sari, il est peut-être inopportun de parler de l’espace conféré à la littérature algérienne dans un pays où les manifestations culturelles de grande envergure se bousculent. Les belles étrangères a coïncidé avec “La fête du livre en France”, qui accueille chaque année plus de 200 écrivains, événement aussitôt relayé par l’ouverture de l’Année de la Chine en France. À noter que l’édition littéraire qui a accompagné Les belles étrangères est disponible en librairies, aux éditions Barzakh/L’Aube.

Djamel Belayachi, Liberté

FORUMS
Music
Poésie
Tchatche
Rencontres
© Kabylie 2015 | Charte | Recommandez-Nous | Plan | Archives | Contact