La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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La repentance démocratique

 
LE groupe des "onze", qui affiche clairement son opposition à Bouteflika et appelle sans ambage l’armée à intervenir, est une mosaïque qui donnerait le tournis à un derwich des Aïssaoua. Tout d’abord, il serait utile de rappeler que tout groupement ou alliance se fait généralement sur une base programmatique, idéologique ou au moins sentimentale et amicale.
vendredi 16 janvier 2004.
En regardant les "onze", on ne peut s’empêcher de poser une question : mais en dehors de la haine contre Bouteflika qu’est-ce qui réunit tout ce monde ? En effet, il y a lieu de signaler que, contrairement à ce que l’on nous présente, les "onze" ne sont pas tous, ou pas encore, candidats aux présidentielles. Autre précision, ils ne sont pas du même bord politique. Que partage un Réda Malek, auteur de "la peur doit changer de camp", avec Ali Yahia Abdenour, signataire du contrat de Rome. Les expériences hasardeuses et suicidaires qui ne font que brouiller un peu plus la visibilité politique sont rééditées cycliquement. Ainsi, la bande des "onze", n’ayant rien autour de quoi se regrouper, le fait contre un homme. En Algérie, on s’unit plus facilement "contre" que "pour". Dans cette coalition, les plus gênés sont évidemment les démocrates et les républicains de ce pays. A l’ouverture démocratique au début des années 90, la mouvance islamiste avait réussi à donner comme repère dans la société son idéologie. Les Algériens étaient sommés de se déterminer par rapport aux balises islamistes. Par la force du combat, de la conviction et de sacrifices, les démocrates ont réussi le coup de maître d’imposer leur vision sur l’échiquier politique national. Bientôt, l’Algérie entière fera référence aux valeurs républicaines et démocrates. Les islamistes eux-mêmes, ayant constaté le degré de pénétration du discours démocratique dans la société, se sont sentis dans l’obligation de faire des déclarations de charme et de se racheter. Aujourd’hui, après plus d’une décennie, les "démocrates" font la cour aux islamistes et on assiste à une messe de "repentance" à telle enseigne que les Réda Malek, Saïd Sadi et autre Sifi, qui attendaient fébrilement que Djaballah les rejoigne, se sont vus répudiés par ce dernier en des termes acerbes et virulents. Tout ce charivari se passe à la veille de la commémoration de la date du retour en Algérie de feu Mohamed Boudiaf. Son interrogation demeure de mise et plus que jamais d’actualité : où va l’Algérie ? Chérif Amayas, www.depechedekabylie.com
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