La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Aârouch-gouvernement : le dialogue a commencé hier

 
L’intérêt sera focalisé aujourd’hui sur le Palais du gouvernement. Le chef de l’Exécutif Ahmed Ouyahia et les 24 délégués des wilayas d’Alger, Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira, Sétif, Bordj Bou Arréridj, Batna, Boumerdès et Tipaza ont entamé hier en milieu d’après-midi les négociations sur la mise en application de la plate-forme d’El Kseur. La rencontre tant attendue n’a débuté qu’après l’ouverture de la rencontre interwilayas à la salle Ibn-Khaldoun à Alger à laquelle ont pris part près de 500 délégués venus se réunir pour la première fois dans la capitale.
mardi 20 janvier 2004.

Chaque wilaya a eu l’occasion de présenter ses mandataires en présence des parents des victimes du Printemps noir, les deux observateurs, MM. Si L’hafid Yaha et Amar Mohamedi, et les deux conseillers juridiques qui devaient assister à la réunion avec Ahmed Ouyahia. Durant cette rencontre qui restera ouverte jusqu’à la fin du round de négociations, la coordination se concertera pour arrêter la position à prendre sur les sujets qui feront l’objet de négociations avec le Premier ministre. « Nous convoquerons des réunions à chaque fois qu’il le faudra », a déclaré hier Belaïd Abrika devant l’assistance après avoir rendu hommage aux victimes de la guerre de Libération nationale, du Printemps noir et de la dernière catastrophe industrielle survenue lundi à Skikda. « Il ne s’agit pas d’une rencontre de complaisance et de fiesta. C’est une rencontre de lutte et de combat », a dit M. Abrika en rappelant que rien ne peut se faire sans la satisfaction de la sixième incidence, c’est-à-dire la révocation des indus élus issus des élections locales du 10 octobre 2002. Le chef de l’Exécutif avait à ce sujet suggéré d’inclure ce point dans le processus de la mise en application de la plate-forme d’El Kseur. Cette question risque d’ailleurs de bloquer les pourparlers puisque les aârouch exigent la dissolution des assemblées communales et de wilayas dans les plus brefs délais. « Nous allons discuter ce point (ndlr : le départ des indus élus) jusqu’à ce qu’il soit définitivement réglé », a averti M. Abrika. Et de souligner par ailleurs que la plate-forme d’El Kseur constitue une alternative démocratique et républicaine. « Nous n’allons pas négocier la plate-forme mais son application. C’est un enjeu de société. Le combat ne s’arrêtera pas », dira l’intervenant à ce sujet avant d’inviter les délégués à quitter la salle Ibn-Khaldoun pour rejoindre le Palais du gouvernement. A ce moment, certains délégués ont demandé la parole pour exiger un serment de la part des mandataires pour respecter leurs engagements. Certains parmi les 24 délégués ont contesté alors que d’autres ont répondu à cette revendication. Ils sont au total cinq à avoir fait le serment avant que l’un des parents des victimes n’intervienne pour dire : « Arrêtez cette mascarade. Ces délégués mènent le combat avec vous depuis plus de 34 mois. Ils ne nous ont jamais trahis. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils vont le faire. » D’ailleurs, les 24 délégués des aârouch ont avant d’aller au dialogue tenu un conclave lundi à Tabboucht dans la commune d’Aghrib (daïra d’Azzefoun, wilaya de Tizi Ouzou) pour tracer le règlement intérieur et élaborer la stratégie des négociations. Des négociations qui s’annoncent dures d’autant que les pourparlers sur le départ des indus élus ont duré 24 heures. Sans la prise en charge de cette question il n’y aura pas de dialogue sur la mise en application de la plate-forme d’El Kseur et ce sera également le rejet de l’élection présidentielle. Les délégués du mouvement citoyen l’ont clairement signifié hier.

Samira Imadalou, Le Matin

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