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Skikda au lendemain de la catastrophe

 
On la pressentait à Arzew et la catastrophe s’est produite à Skikda. Une violente explosion a secoué lundi soir, 19 janvier à 18 h 40, la zone industrielle Larbi-Ben-M’hidi, au complexe du gaz naturel liquéfié (GNL) de Skikda. 27 morts et près de 80 blessés est le dernier bilan de cette explosion qui a détruit les unités 40, 30 et 20 ainsi que le bloc administratif du complexe.
mardi 20 janvier 2004.

Les premières informations divulguées par la direction générale de la Sonatrach révèlent que l’accident a été provoqué par l’explosion de la chaudière de l’unité 40. L’incendie a, par la suite, touché les unités 20 et 30 détruisant ainsi la moitié des unités du complexe GNL de Skikda. Le deuxième plus important port pétrolier du pays, réputé pour sa haute sécurisation, n’est donc pas à l’abri d’incidents majeurs. D’ailleurs, les 13 incidents enregistrés en 2003 au niveau de la zone industrielle d’Arzew devaient inciter les responsables à mettre les bouchées doubles en matière de sécurité dans ces zones industrielles vitales pour l’économie du pays. Pourtant il n’en a rien été. Le responsable de la sécurité de l’unité de Skikda a confié à la radio nationale que la déflagration est due à une « chaudière défectueuse ». Il nous déclare ainsi qu’un rapport sur l’état défectueux de cette chaudière a été établi il y a plus d’une année et précise par la même occasion que les réparations apportées n’étaient que sommaires. Le président de la République en visite à Constantine a fait hier matin un crochet par la ville traumatisée. Il y a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête, a rassuré les partenaires de l’Algérie quant à leur alimentation en gaz naturel et a promis une bonne prise en charge des victimes de l’accident avant de replonger dans ses bains de foule constantinois. Lui emboîtant le pas, son ministre de l’Energie et des Mines s’est empressé, quant à lui, de rassurer les clients étrangers que leur alimentation en GNL ne sera pas affectée par cette catastrophe. Le premier responsable du secteur compte optimiser la production de la zone d’Arzew pour combler le déficit. Celle-ci assure actuellement la production de 77 % du GNL algérien. Chakib Khelil a précisé que l’Algérie avait les moyens d’augmenter sa production de gaz exporté vers l’Europe. Cet objectif sera atteint, selon M. Khelil, en utilisant plus intensément le gazoduc Maghreb-Europe (GME) reliant les champs gaziers du Sahara algérien à l’Espagne via le Maroc et le détroit de Gibraltar. Cependant, une question reste posée : est-ce que le complexe d’Arzew est en mesure de passer à une vitesse supérieure ? Arzew, premier port pétrochimique du pays, a enregistré en 2003 pas moins de 13 incidents techniques, dont 3 dans une seule unité. Le dernier incident remonte à novembre 2003. Les conclusions de la commission ministérielle chargée d’enquêter sur ces incidents répétitifs ne sont toujours pas connues.

Ghada Hamrouche, Le Matin

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