La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Kabylie : Dialogue Archs-Gouvernement

 
Le début de concrétisation des “incidences”, tel que réclamé par l’Interwilayas, semble avoir donné au mouvement citoyen des raisons d’espérer que le processus enclenché arrive à solutionner la crise que traverse la Kabylie depuis déjà près de trois ans.
mardi 20 janvier 2004.

Tant attendu et par les adversaires et par les partisans d’un dialogue entre les représentants du mouvement citoyen des archs de Kabylie et le gouvernement, le processus de discussion autour de la mise en œuvre de la plate-forme d’El-Kseur connaîtra son prologue aujourd’hui au Palais du gouvernement à Alger. Après la satisfaction de cinq “incidences” sur les six posées par le mouvement citoyen, les choses sérieuses vont commencer. Les délégués de la coordination Interwilayas qui se sont réunis hier à Fréha se seraient déjà préparés à cette “confrontation” avec les représentants des pouvoirs publics en mettant en place une stratégie de négociation et un règlement intérieur à même d’assurer la discipline parmi la délégation qui aura en face d’elle Ouyahia. Sans aucun doute, la vigilance sera de mise afin d’amener les pouvoirs publics à prendre en charge les revendications énumérées dans la plate-forme d’El-Kseur. D’ailleurs, pour garder un œil et une oreille très attentifs sur le processus de discussion qui sera mené du côté du mouvement des archs par les 24 délégués, les membres de la coordination Interwilayas seront en conclave ouvert à la salle Ibn-Khaldoun à partir de la matinée d’aujourd’hui. La presse nationale, à l’exception de l’ENTV, et internationale est autorisée à assister aux travaux de ce premier conclave qui se déroule dans la capitale. La mobilisation sera gardée tout au long de la réunion. Cependant, la coordination est appelée à se réunir chaque fois que la nécessité le dicte afin de se concerter sur la position à adopter par rapport à tel ou tel point objet de la discussion. La proximité de la salle Ibn-Khaldoun du Palais du gouvernement permettra à la coordination de maintenir le contact avec ses représentants mandatés, dont des figures de proue du mouvement, à l’image de Belaïd Abrika, Ali Gherbi et Farès Oudjdi. Le début de concrétisation des “incidences”, tel que réclamé par l’Interwilayas, semble avoir donné au mouvement citoyen des raisons d’espérer que le processus enclenché arrive à solutionner la crise que traverse la Kabylie depuis déjà près de trois ans. Hier encore, nous avons appris que les poursuites engagées contre les détenus du mouvement citoyen ont été levées et qu’un non-lieu a été prononcé à leur égard par la justice qui leur aurait notifié les jugements. À rappeler que ces 34 détenus étaient notamment poursuivis pour des motifs d’atteinte à l’ordre public, et donc passible du tribunal criminel. À propos de la question de la revendication liée à l’amnistie fiscale, celle-ci sera prise en charge par des commissions installées au niveau de chaque wilaya et qui réuniront les représentants des associations de commerçants et des chambres de commerce, et, bien sûr, les délégués du mouvement citoyen, a-t-on encore appris hier auprès de membres de l’Interwilayas qui siègeront dans ces commissions. D’après nos interlocuteurs, des instructions ont été données par le gouvernement pour venir à bout de cette “incidence”. Il s’agira donc, pour ces commissions, de dégager les modalités pratiques pour appliquer les mesures sur le terrain. À ce propos, les petits commerçants qui s’acquittent de leurs impôts de manière forfaitaire bénéficieront, d’après nos sources, d’une amnistie fiscale. Pour les autres opérateurs économiques, un allègement fiscal ou une compensation leur serait appliquée, et ce, à travers une franchise fiscale qui s’étalerait sur trois ans. Les regards restent pour le moment braqués sur le point controversé lié aux élus locaux et nationaux de la région de Kabylie, et sur lequel pourrait buter le processus enclenché entre les deux parties. Le gouvernement avait promis de prendre en charge cette question lors de la mise en œuvre de la plate-forme d’El-Kseur, alors que les délégués avaient conditionné la poursuite du dialogue par la satisfaction de cette sixième “incidence”. Le mouvement de contestation de Kabylie traverse donc l’une des périodes charnières de son existence, car des résultats de ce processus de résolution de la crise qui affecte la région dépendra la suite des événements à un moment crucial où le pays se prépare à une échéance électorale importante dans la vie de la nation.

Par Hamid Saïdani, Liberté

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