La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Les communes de Kabylie bloquées

 
Une décevante situation du blocage pèse sur les communes de Kabylie. Décevante parce que l’électorat qui s’est précipité aux urnes le 24 novembre 2005 croyait pouvoir prendre une belle revanche sur les locales d’octobre 2002.
jeudi 2 février 2006.

On ne le dira jamais assez, les partielles du 24 novembre dernier n’ont presque rien apporté de concret dans le fonctionnement des assemblées élues de la région. La preuve en est que deux mois après cette échéance, sensée légitimer et réhabiliter les instances municipales, les choses demeurent déséspérement instables à tous points de vue. L’écrasante majorité des APC fraîchement élues peinent à se lancer véritablement dans la mission pour laquelle elles ont été mandatées.

La gestion des cités, les dissenssions partisanes et les luttes internes pour les postes de responsabilité freinent toute tentative de réconciliation et découragent toute médiation. Du coup, une décevante situation du blocage pèse sur nos communes. Décevante parce que l’électorat qui s’est précipité aux urnes le 24 novembre 2005 croyait pouvoir prendre une belle revanche sur les locales d’octobre 2002 suite auxquelles 33 communes ont été dépourvues de maire et d’assemblée.

Le jour des partielles, les citoyens de Tizi étaient six fois plus nombreux à accomplir - non sans une certaine fierté - leur devoir de citoyens. Au final, la situation n’a presque pas changé puisque nos mairies n’arrivent toujours pas à fonctionner. Certains électeurs commencent même à regretter leur acte et à maudire leur innocent rêve de petit citoyen. Avec des exécutifs non encore installés, ou très violemment contestés, la population n’attend plus grand chose de ses élus. A l’heure qu’il est, elle sait pertinemment que leur mandat sera raté. Comment pouvait-t-il en être autrement lorsqu’on sait que les communes qui ont réalisé l’exploit d’introniser leur exécutifs se comptent sur les bouts des doigts. Les autres, toutes les autres s’adonnent toujours à un jeu de confrontation impitoyable, navrant et souvent malsain.

Le chef-lieu de wilaya, le symbole de toute une région n’est pas en reste, la situation y est encore plus grave. Récemment, les Tizi ouzéens ont appris à leur grand dam que le tout nouveau exécutif communal, installé début janvier après moult péripéties, vient d’être tout simplement remis en cause, puis carrément essoufflé, par les profondes dissensions qui minent l’assemblée. Deux poles d’élus continuent à se disputer l’exécutif, un élu qui se retire de ce même exécutif pour contester sa non-intégration dans une vice-présidence “plus honorable”, un autre qui est accusé de tentative de corruption et qui réplique d’une manière tout aussi virulente à ses détracteurs...Voilà à quoi est réduite l’APC de Tizi Ouzou aujourd’hui.

Les faits sont là, la gestion de la cité peut encore attendre.Les doléances des citoyens aussi. Mais le pire n’est pas encore évité. Même l’hémicycle wilayal semble être sérieusement infecté par la fièvre de la désunion et du blocage.Le fonctionnement de notre APW est toujours aussi timide. L’élection (houleuse) de M. Rabah Aïssat à sa tête puis son installation officielle aura été le seul acte d’élu que la nouvelle composante de l’APW a été capable d’exécuter. Aucune véritable délibération n’a été votée, encore moins discutée ou débattue. Les palabres sur le primordial budget primitif ne sont même pas à l’ordre du jour et ils ne risquent pas de l’être, à plus forte raison que la préoccupation actuelle des élus s’est focalisée (et tout le monde le sait !) sur les prochaines sénatoriales. Une autre élection qui risque de créer de nouvelles tensions interpartisanes.

Comme par fatalité donc, l’on se rend compte aujourd’hui que les échéances électorales n’ont jamais été vraiment salutaires pour la Kabylie. Pour se consoler, certains remettent ces déconvenues successives (qui aiguisent de surcroît, les rivalités ) sur le compte d’une loi électorale trop “partagiste” et exagérément collégiale. Mais cela est une autre histoire. Nos APC demeurent toujours bloquées.Les budgets de développement aussi.

Source : La Dépêche de Kabylie

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