La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
ACCUEIL | KABYLIE | CULTURE | MUSIQUE | PHOTOS | FORUM
Actualité
Culture
Femmes
Etudiants

Hommage à Matoub Lounès

 
Le regretté Matoub Lounès, a vu le jour un 24 janvier. Il aurait fêté ses 50 ans si les balles des lâches ne l’avaient pas emporté.
lundi 23 janvier 2006.

Si cette bougie flamboyante n’avait pas été éteinte par ce souffle important, si ces bourreaux lui avaient prolongé un peu son existence, il aurait pu nous éclaircir plusieurs choses et créer encore beaucoup d’œuvres ; néanmoins, avec “si”, on mettrait Paris en bouteille... Offrir sa vie pour son pays, pour ses idées est le sort le plus glorieux qui puisse arriver à quelqu’un, et Matoub avait tant espéré mourir en martyr plutôt que de mourir de vieillesse et de lassitude sur un grabat. “L’histoire saura rendre un hommage au courage et à l’abnégation de ces Algériens face à la mort”, affirmait-il.

Matoub Lounès était prophète de liberté et de démocratie et un militant si fervent des droits de l’Homme et de la cause amazigh. Son seul espoir était de revoir l’Algérie s’élever à un niveau positif et pourquoi pas, atteindre un degré suprême du développement puisque notre terre est si fertile et si riche et ne mérité pas un sort pareil. Il est temps de rendre la gloire à cette patrie qui a tant souffert, quoiqu’une différence historique et culturelle existe. Il avait aspiré à une véritable démocratie et à une égalité plurielle.

Il avait chanté le malheur horrible de sa patrie, il criait la terrible trouille qui ébranlait le pays tout entier, il avait la répugnance à l’abdication au phénomène intégriste. “Un artiste ne peut pas être neutre”, car “la neutralité est déjà une prise de position en faveur des intégristes, car la citoyenneté est menacée”, disait-il à chaque fois. “En Algérie, il y a deux R : la reddition et la résistance”, affirmait-il. En dépit des menaces consécutives de ces fanatiques, il ne s’est jamais résigné, il ne s’est guère plié, “Anarrez wala aneknu”, mieux, se briser que de se plier. Il a mis toutes ses capacités artistiques au service d’une cause : la liberté et la démocratie.

Matoub Lounès chanta l’amour, la joie, la misère, la richesse, l’exile et la nostalgie, le bonheur et le malheur, l’espoir, la faim, la guerre... comme il chanta le plus beau et le plus tendre être qui puisse exister sur la terre qui est indubitablement la mère, comme écrivait Jean Amrouche : “L’homme dont la vie n’est pas séparée de la vie de la mère, est naturellement poète, et l’enfance en lui se perpétue à travers les rues successives de l’organigramme et de l’esprit”.

Source : La Dépêche de Kabylie

FORUMS
Music
Poésie
Tchatche
Rencontres
© Kabylie 2015 | Charte | Recommandez-Nous | Plan | Archives | Contact