La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
ACCUEIL | KABYLIE | CULTURE | MUSIQUE | PHOTOS | FORUM
Actualité
Culture
Femmes
Etudiants

Tighilt Rachid, peintre et poète

 
Tighilt Rachid, comme tous les jeunes a commencé à s’intéresser au dessin, dès qu’il eu un crayon entre les mains. Cependant, et contrairement à ceux de son âge, Rachid était prédestiné à devenir artiste-peintre.
mercredi 18 janvier 2006.

Une sorte de pèlerinage pour se ressourcer. Il n’est pas facile de faire parler l’artiste, lorsqu’il s’agit de le mettre sous les feux de la rampe. Il préfère que les autres jugent son travail. Par contre, il insiste pour que l’on encourage ces jeunes débutants qui l’entourent et qui d’après lui “ont besoin d’encouragements”. Il se laisse aller à faire leur éloge, oubliant que c’est lui, le sujet principal de notre article.

Au collège Amer Ath Chikh, comme au lycée de Fort National, Tighilt Rachid donnait déjà un aperçu de son talent. Mais c’est lors de son séjour à Mostaganem où il suivait des études d’ingénieur en agronomie, dans les années 80 qu’il s’affirma. Le public le découvrit à l’occasion d’une exposition organisées dans l’école d’agriculture au lycée de cette ville de l’ouest ou encore au lycée de jeunes filles Ould Kablia. Le paysage de Kabylie, la femme kabyle, ainsi que certaines scènes particulières comme celle d’une famille kabyle aux champs sont autant de thèmes fixés sur ses toiles que le public a eu à admirer inlassablement durant toute l’exposition.

En arrêt devant un tableau représentant un vieil homme de chez nous, Rachid nous explique qu’il lui arrive de travailler sur des photos pour éviter de demander à ses personnages de poser des heures durant. C’est là aussi qu’il nous avoua qu’il a un faible pour la photo et qu’il ne se prive pas de fixer sur papier instantané des scènes ou des paysages, chaque fois que l’occasion lui est donnée de le faire. Désignant une toile, nous nous sommes rendu compte qu’elle n’avait pas de titre. “Donner un titre à une œuvre serait orienter la lecture de celle-ci et éviter par là, au visiteur, l’effort d’imagination”, explique l’artiste qui dit être contre le fait d’affecter des titres à ses toiles.

Envisage-t-il de faire de la peinture son gagne-pain ? Rachid refuse l’idée de céder ses œuvres qu’il garde jalousement. “Il m’est arrivé d’en vendre, au début, pour faire face aux dépenses mais je l’ai regretté”. Puis d’ajouter : “Certains tableaux ornent les murs de la maison familiale à Agouni N’Teslent. C’est contre la promesse de les remettre à leur place que ma mère très âgée, faut-il le signaler, m’a permis de les décrocher pour les besoins de l’exposition”.

Artiste né, Tighilt Rachid s’est essayé à la bande dessinée, à la vidéo amateur (film sur la femme kabyle “Ticemlit”), ou encore à la sérigraphie. Cependant, il revient toujours, à sa passion première, le dessin et la peinture. En tant que fonctionnaire, il n’a pas beaucoup de temps à consacrer aux expositions mais à chaque fois qu’il le fait, il retient l’attention des visiteurs.

Le public ne se trompe pas, Rachid figure déjà parmi les peintres algériens les plus authentiques.

Source : La Dépêche de Kabylie

FORUMS
Music
Poésie
Tchatche
Rencontres
© Kabylie 2015 | Charte | Recommandez-Nous | Plan | Archives | Contact