La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Le CNES exige la revalorisation des salaires

 
Après les travailleurs de l’éducation nationale qui ont exprimé leur ras-le-bol en observant deux jours de grève, c’est au tour des travailleurs de l’enseignement supérieur de monter au créneau. Une batterie d’actions de protestation graduelle est prévue pour cette année.
mercredi 18 janvier 2006.

La première sera enclenchée le 24 du mois en cours, une échéance fixée par le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) pour observer une grève d’une journée à l’échelle nationale. Le syndicat, dans un communiqué de la section CNES-USTHB rendu public hier , mentionne que si la situation des enseignants n’évoluera pas d’un iota suite à cette première action, ces derniers passeront au plan " B " qui consistera en une semaine de grève du 25 février au 2 mars prochain. Et dans le cas où, d’ici là, le ministère de tutelle n’ouvrira pas les portes du dialogue, l’ultime carte sera abattue. Il s’agira d’une grève ouverte. Celle-ci est programmée pour le mois de mai prochain. "

Aucun redressement possible du pays ne peut être sérieusement envisagé sans le redressement de l’université algérienne et du système éducatif dans sa globalité " estime le CNES - USTHB dans son communiqué. La colère des enseignants du supérieur est justifiée par le fait que "les pouvoirs publics refusent de discuter de la grille des salaires proposée par le syndicat CNES " et également pour " la remise en cause du droit syndical de grève, comme c’est le cas à l’USTO, l’ESBA, l’université de Skikda, l’Ecole Normale Supérieure de Bouzaréah... ". Le CNES estime que la gestion de l’université s’aggrave de jour en jour. Elle est caractérisée par la gestion opaque et clientéliste des stages et des bourses de formation à l’étranger, par la marginalisation du corps enseignant, de l’absence d’une politique claire et rationnelle de formation et d’encadrement conforme aux standards universels et par le manque d’effectifs, comblé par le recrutement des vacataires.

Le CNES s’insurge, en outre, contre " l’abus de pouvoir des responsables académiques " qui se traduit, selon lui, par l’absence de réunions au niveau des facultés, par le manque d’information, par les retenus sur salaire " arbitraires et illégales " et par l’intrusion dans les prérogatives des conseils scientifiques des facultés pour la composition des jurys de thèses, blocages illégaux des soutenances ... . Une raison pour laquelle, le CNES, section USTHB fait appel à tous les enseignants des 8 facultés d’observer un piquet de grève à partir de 8 heures au niveau de l’université et d’être en force au rendez-vous.

Source : La Dépêche de Kabylie

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