La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
ACCUEIL | KABYLIE | CULTURE | MUSIQUE | PHOTOS | FORUM
Actualité
Culture
Femmes
Etudiants

Habitat précaire à Bouira

 
Sujet à haute sensibilité sociale à Bouira, le logement a bénéficié de différentes formes de soutien insérées dans des programmes tels que le logement social, le logment social participatif (LSP), autoconstruction (habitat rural), logements évolutifs, OPGI, CNEP, AADL, LSP-FNPOS.
dimanche 8 janvier 2006.

Le parc logement de la wilaya de Bouira comptait, jusqu’à la fin de l’année 2004, 120.087 unités dont 96.906 sont occupées et 28.181 inoccupées. Sur l’ensemble de ce parc, près de 20% des logements sont considérés comme précaires, selon les statistiques officielles de la wilaya. Le taux d’occupation de logement est de 5,9 personnes si l’on considère l’ensemble du patrimoine immobilier ; ce taux s’élève néanmoins à 7,7 personnes par logement lorsqu’on ne prend en considération que les logements occupés. En tout cas, la fièvre de la construction dans la wilaya de Bouira, comme sur l’ensemble du territoire national, au cours de ces dernières années, n’exclut pas l’existence de franges de la population laissées à la marge en matière de logement.

Sujet à haute sensibilité sociale, le logement a bénéficié de différentes formes de soutien insérées dans des programmes tels que le logement social, le logment social participatif (LSP), autoconstruction (habitat rural), logements évolutifs, OPGI, CNEP, AADL, LSP-FNPOS. Sur l’ensemble de ces programmes, deux formules tiennent le haut du pavé : le logement social avec 5492 unités inscrites (dont 5067 sont réalisées) et le LSP avec 4143 unités inscrites (dont 1263 sont réalisées). L’habitat rural, quant à lui, a été doté de 2939 unités inscrites (dont 217 ont été réalisées à la fin 2004).

Le recensement de l’habitat précaire à travers le territoire de la wilaya donne un total de 23.442 logements classés comme tels et dont la répartition spatiale donne 5.956 unités dans les zones urbaines et 17.486 unités en milieu rural (soit plus du triple par rapport à la première zone).

Les bâtisses classées comme étant précaires le sont pour différentes raisons, mais la caractéristique commune demeure leur non viabilité et la nécessité d’en évacuer les occupants pour leur offrir de meilleures conditions d’habitat.

Les bidonvilles sont ainsi évalués à 1379 unités situées généralement au chef-lieu de wilaya. Les maisons en toub (torchis) représentent le plus gros lot de ces bâtisses, soit 10.635. Elles sont éparpillées dans les zones rurales, particulièrement les régions pré-steppiques et l’Atlas blidéen (El Mokrani, Souk Lekhmis...). Les bâtisses menaçant ruine voient leur nombre évalué à 2087 unités. Ce sont les vieux bâtis coloniaux de Bouira, Sour El Ghozlane, Lakhdaria et quelques maisons vétustes des zones rurales.

L’habitat précaire représente un danger permanent pour ses occupants et cela face au moindre danger (fortes pluies, secousses telluriques, propagation de certaines maladies liées à l’hygiène...). Dans certains cas, la précarité de l’habitat, jointe à un sentiment de frustration ou d’injustice lors de la distribution de logements sociaux par les structures de l’État, devient un problème d’ordre public.

Certains programmes initiés pour le recasement des habitants de ces maisons n’ont pas été bien accueillis par les familles ciblées du fait que les nouveaux logements ne répondent pas toujours aux exigences de la famille algérienne généralement nombreuse. Sur les huit sites du territoire de la wilaya ciblés par les opérations de recasement, et jusqu’à la fin 2004, il a été inscrit 1218 logements RHP. 343 ont été réalisés et le reste est en cours à travers les huit communes concernées (Bouira, Djebahia, Bir Ghebalou, El Adjiba, Lakhdaria, El Mokrani, Souk Lekhmis, Aïn Lahdjar).

Source : La Dépêche de Kabylie

FORUMS
Music
Poésie
Tchatche
Rencontres
© Kabylie 2015 | Charte | Recommandez-Nous | Plan | Archives | Contact