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Bouira : Le mouton de l’Aïd et le poulet de Yennayer

 
A quelques heures de l’Aïd, le marché hebdomadaire de Bouira grouille de monde. Une foule qui s’agite dans tous les sens à la recherche qui, de chaussures, de vêtements et autres emplettes nécessaires pour célébrer “comme il se doit” la sacro sainte fête de l’Aïd.
lundi 9 janvier 2006.

Il faut dire qu’en pareilles circonstances, les achats se font souvent à la dernière minute, mais pour une fois, et ce n’est pas rien de le souligner, les marchandises proposées, vêtements et chaussures n’ont pas vraiment connu de hausse des prix.

Pourtant, même si l’on s’affaire à marchander dur autour de ces effets vestimentaires, les tarifs pratiqués demeurent abordables, même pour les bourses les plus modestes. Les jouets pour enfants, en plastique et de qualité somme toute médiocre, sont également proposés à la vente ; notons toutefois l’absence très remarquée de pétards et autres articles pyrotechniques qui auparavant envahissaient les étals de ces marchands.

Comme à chaque veille de l’Aïd, des couteaux de bouchers inondent le marché, mais leurs prix ne sont pas souvent à la portée de tous. Pour cela, et afin de satisfaire au rituel d’Abraham des jeunes avec des tourets à meuler sont installés devant les portes du marché et moyennant 50 à 100 dinars, ils affûtent et aiguisent les couteaux et autres haches qui serviront à égorger et à découper le sacrifice de l’Aïd.

Tout au moins pour ceux qui ont eu la chance d’acquérir la bête. Des bêtes que l’on retrouve à chaque coin de rue, mais malgré cette présence fort encombrante, on ne peut pas vraiment dire que le slogan de l’année sera “un mouton pour chaque foyer”. Et pour cause entre 11 000 DA une carcasse rachitique mais néanmoins vivante et un semblant de bélier, n’excédant pas les 50 kg, cédé à 23 000 dinars, la possibilité de se payer un mouton n’est pas à la portée de toutes les bources. Pour les enfants, même ceux n’ayant pas encore lu “Le petit prince” de Saint Exupéry, cette année encore, ils se contenteront de demander à leurs parents “de leur dessiner un mouton”.

Cependant, pour les moins fortunés, tout n’est pas perdu, le couteau servira tout de même à immoler le poulet de Yennayer. Car même si le volatile est craint, pour sa grippe, c’est le seul animal qui demeure accessible et que les citoyens modestes n’ont pas encore pris en grippe.

Source : La Dépêche de Kabylie

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