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Alerte à l’hôpital Mustapha

 
Quatre personnes, un Chinois, deux jeunes Algérois de 22 et 31 ans et un enfant sont décédées récemment à l’hôpital Mustapha-Pacha d’Alger après avoir été atteints d’une maladie respiratoire dont on ne connaît pas encore l’origine. L’Institut Pasteur chargé de l’examen sérologique n’a pas encore donné les résultats déterminant le germe responsable laissant place ainsi à des rumeurs indiquant qu’il s’agit du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras). Les responsables du service des urgences du CHU Mustapha sont formels même si les deux pathologies, c’est-à-dire le Sras et « la mystérieuse maladie » se manifestent par les mêmes symptômes (toux, fièvre, troubles respiratoires).
lundi 19 janvier 2004.

« Ce n’est pas le Sras. C’est une grippe sévère qui évolue rapidement avec des insuffisances respiratoires », explique le professeur Guerinik, chef de service des urgences du CHU Mustapha où une cellule de crise a été installée pour suivre l’évolution de la situation. Et de préciser par ailleurs : « Il ne s’agit pas d’épidémie. Il y a eu quatre décès en l’espace de vingt jours. Les victimes sont venues de localités différentes. Au cours de cette période, nous avons eu à prendre en charge deux ressortissants chinois dont l’un d’entre eux est décédé suite à des complications respiratoires liées à son admission tardive. » Pour le responsable des urgences du CHU Mustapha, la situation est normale à l’heure actuelle d’autant que nous sommes en plein hiver. « C’est évident, durant cette saison, des maladies liées au froid comme la grippe surviennent régulièrement. C’est pour cela que nous restons toujours en état d’alerte. Le corps médical algérien essaye de s’adapter à la situation signalée à l’échelle mondiale », précise notre interlocuteur. Au service des urgences, certains parmi les médecins, le personnel paramédical et les agents de service portaient des masques à titre préventif. « Nous les portons régulièrement. Ça n’a rien à voir avec les cas de grippe sévère », a tenu à relever un médecin du même service. Du côté du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, on tente également de rassurer en parlant tout simplement de cas isolés de pneumonie typique. « Ce sont des cas isolés de pneumopathie qui a rapidement évolué causant la mort de quatre personnes. Cela ne nous empêche pas de rester en veille », a déclaré le premier responsable du secteur, le professeur Mourad Redjimi, intervenant directement sur les ondes de la radio. Le ministre a également souligné que les trois victimes algéroises sont de Kouba, Bab El Oued et El Biar, alors que le ressortissant chinois n’a pas quitté le territoire national depuis plus d’une année. En faisant cette précision, le ministre a voulu dire que le Chinois n’était pas en contact avec ses compatriotes durant la période marquée par l’évolution du Sras. Il est cependant utile de s’interroger si cette victime n’a pas eu à approcher des personnes venues de Chine au cours des jours qui ont précédé son décès. Pour démentir les rumeurs faisant état de l’apparition du Sras à Alger, le département de Mourad Redjimi a jugé utile d’envoyer un communiqué à toutes les rédactions. « La période hivernale étant propice à la survenue de pathologies spécifiques liées au froid, les services de santé ont enregistré comme chaque année à la même période une flambée de cas de personnes en détresse respiratoire à évolution rapide du fait d’une grippe sévère », indique le communiqué en soulignant par la même occasion qu’il s’agit de pneumopathies courantes sans rapport avec le Sras. Le document parvenu à notre rédaction annonce que l’Algérie a mis en place un dispositif de surveillance et d’alerte sanitaire qui se déclenche à la moindre suspicion. A ce propos, il y a lieu de rappeler que cette pathologie survient au moment où l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette suite à la propagation rapide du virus du poulet (grippe aviaire) en Asie. Un virus qui a causé la mort de dizaines de personnes. « ll pourrait être potentiellement plus grave que le Sras », avertit l’OMS. Car le taux de mortalité de la grippe aviaire est bien plus élevé que celui du virus du Sras et pourrait être propagé par l’air (et) non pas seulement par des gouttelettes de sécrétion comme dans le cas du virus du Sras, selon les spécialistes de l’OMS.

Samira Imadalou, Le Matin

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