La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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La mise en oeuvre de la plate-forme d’El Kseur

 
C’est aujourd’hui, soit à la veille du début du dialogue entre les aârouch et le gouvernement autour de la mise en uvre de la plate-forme d’El Kseur, que la délégation des aârouch, composée de 24 éléments, tiendra sa dernière consultation à Aït Djennad, Tizi Ouzou, avant de prendre la route de la capitale. L’objectif principal assigné à cette rencontre est de baliser le terrain du dialogue.
lundi 19 janvier 2004.

Tous les derniers développements intervenus sur la scène seront, pour ainsi dire, de nouveau décortiqués par les membres de la délégation qui auront la lourde charge d’arracher les revendications contenues dans le document d’El Kseur. Si toutes les wilayas ont déjà désigné leurs représentants, il reste la wilaya de Béjaïa dont la CICB s’est réunie la nuit dernière au TRB. Les noms les plus pressentis sont Ali Gherbi Farès Oudjedi, Yazid Mehdi, Beza Benmansour, Hanafi Semmar et Khodir Benouaret. Les pourparlers avec les représentants de l’Etat s’annoncent durs car il s’agit d’arriver à la consécration des revendications populaires. Mais comment se présente ce dialogue pour les délégués des aârouch ? Contacté hier à ce propos, Mohamed Iguetoulène, membre de la délégation de la CADC de Tizi Ouzou, dira : « D’abord il faut préciser d’emblée que la plate-forme d’El Kseur reste scellée et non négociable. Il s’agit de trouver par quels instruments juridiques arriver à la mise en uvre qui est notre mission principale. Maintenant il y a un document de mise en uvre et un accord politique doit sanctionner les travaux. » Notre interlocuteur ajoutera également : « Le fond des revendications n’est pas négociable. C’est plutôt le comment de la chose, donc, les instruments juridiques et l’échéancier. » Ce dernier point se rapporte à la sixième incidence - la révocation des indus élus issus des deux dernières consultations électorales -, point qui doit trouver un « terrain d’entente » entre les deux parties. D’ailleurs une fois ce problème réglé, l’entame du processus de mise en uvre sera enclenché. C’est dans ce sens qu’abondera Farès Oudjedi, délégué de la CIC Béjaïa qui, après avoir rappelé que le dialogue est un moyen de règlement de la crise, ajoutera : « Il est hors de question de céder sur quoi que ce soit. Une fois la sixième incidence, qui est un impératif et une exigence morale dépassée, on passera à l’étape suivante. » Il est à rappeler par ailleurs qu’avant la rencontre avec M. Ouyahia au Palais du gouvernement à partir de 11 h, les aârouch favorables au dialogue tiendront à Alger, à la salle Ibn-Khaldoun, un conclave interwilayas qui restera ouvert, donc qui sera convoqué à chaque fois que nécessaire. Lors du conclave de demain, il est probable que la plénière se penche sur un autre point des incidences qui reste pendant. La Sonelgaz dans son communiqué diffusé avant-hier et dans lequel l’entreprise a annoncé que le contentieux avec les clients est clos, il n’a été à aucun moment fait référence à la suppression de la quote-part due à l’ENTV. Il en est de même pour certains délégués qui sont toujours poursuivis par la justice, alors que leurs camarades ont bénéficié d’ordonnances de non-lieu. En tout cas, à la veille de l’entame du dialogue, les délégués, membres de la délégation que nous avons contactés, se disent « sereins » et rester « dignes ». L’étape la plus cruciale, dont dépendra l’avenir de toute une région en particulier, commencera demain.

Brahim Boubchir, Le Matin

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