La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Clôture du festival de la poésie amazighe à Tizi ouzou

 
Le Festival de la poésie amazighe organisé par les associations Si Moh U M’hand et Youssef Ou Kaci à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou est arrivé à son terme hier. Sur les cinquante poètes inscrits à ces joutes finales, quinze poètes ont été retenus pour la finale qui a eu lieu hier entre 9 h et midi à la salle du petit théâtre.
mardi 12 juillet 2005.

Les dix meilleurs poètes seront primés aujourd’hui lors de la cérémonie de clôture qui se tiendra à 11 h. Parallèlement aux déclarations des quinze poètes hier, un montage poétique devait être animé par Nordine Aït Slimane et Aït Gouisaïl Lhocine, ainsi qu’une conférence-débat avec les universitaires, Kamel Bouamara et Allaoua Rabehi ayant pour thème “Tamzeyadt n’ Zik” (La poésie ancienne). Au courant de ce festival, Abdenour Abdesselam a animé une conférence sur la poésie de Si Mohand U M’hand et de Charles Baudelaire. Concernant Si Mohand, Abdesselam dira qu’il a été le poète kabyle de tous les âges, et particulièrement celui des adolescents chantant l’amour. “Les mots dans les poèmes d’amour de Si Mohand sont sans détour ni image comparée.

Ils sont une voie directe caractérisée par une franchise crue. Des mots érotiques dits sur le vif de la langue. Avoir été un Si Mohand dans une société décriée par les anthropologues et autres ethnologues comme étant “cœrcitive”, “indigène” et “primitive” sur les questions et avoir été en même temps plutôt célèbre est une curiosité qui mérite bien une approche approfondie”, a souligné l’orateur, ceci en abordant le barde kabyle et s’agissant de l’aède français, il affirmera : “Pour avoir publié des poèmes d’amour, publiés dans un recueil intitulé Les fleurs du mal, Charles Baudelaire a été condamné par son pays en 1852 avec la complicité de l’Eglise. Il a subi une véritable inquisition qui n’a cessé que tardivement et bien après sa mort.

Il n’a été réhabilité par la cour de cassation que le 25 septembre 1946. “Cette comparaison, conclura M. Abdesselem, dans les deux attitudes peut éveiller la nécessité de reconsidérer le sens donné à la liberté de penser, à la liberté d’expression et à la liberté de l’innovation. La question qui se pose est : Qui du monde kabyle ou du monde français avait alors réellement le respect de la création artistique ?”.

Selon Salem Amrane, membre du jury, parmi les participants, il y a des poètes qui font une poésie de bon niveau. Il serait toutefois souhaitable que les meilleurs poèmes déclamés lors de ce festival soient édités dans un receuil afin de laisser des traces.

A. Mohellebi, depechedekabylie.com

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