La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Elections partielles en Kabylie

 
Quoi qu’on dise, quoi que l’on fasse, il n’est pas évident que la problématique posée, à la fois à l’Etat et à la Kabylie, connaisse son épilogue. La question d’élections partielles qui sont envisagées, pour seulement deux wilayas, poseront plus de tracasseries qu’elles n’en résolvent.
lundi 11 juillet 2005.

D’abord, la demande de révocation des élus, comme posée, par le mouvement citoyen, concerne les mandats à trois niveaux, collectivités locales (APC-APW) et les parlementaires. De plus, les archs dans leur élan revendicatif depuis octobre et mai 2002, ont surenchéri politiquement sur l’illigitimité des mandats dans plusieurs wilayas, Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira, Bordj Bou Arréridj, Sétif, Boumerdès.

La démarche consistait à rejeter les élections dans toutes les localités où les événement du Printemps noir ont eu du répondant. L’activité de la dynamique des archs n’a pas atteint l’étendue du territoire national, cela est vrai, mais l’onde de choc a dépassé même les frontières, et dès lors que des wilayas entières sont concernées par la révocation des élus, il ne peut être concevable et politiquement concret de réduire géographiquement une problématique politique nationale. Cela est appuyé, et les déclarations du ministre de l’Intérieur corroborent avec la thèse d’une élection nationale, puisque la gabegie dans la gestion des APC avec des P/APC emprisonnés, des mouvements de protestation déclenchés où plus de 500 APC ne fonctionnent plus, dont seulement 150 en Kabylie.

Singulariser de la sorte la région ne serait guère payant pour les promoteurs de cette solution, qui en soi, n’est ni une réponse à l’attente des archs, encore moins une option convenable dans la conjoncture actuelle. Le spectre de la dissolution qui plane sur les assemblées depuis des mois, a quelque part déstabilisé et aggravé la marche de ces derniers. Car depuis, certains élus ont carrément lâché, pendant que d’autres qui s’y sont accrochés, sont lâchés par leur maison politique. Pour illustrer cela, le FFS a tardivement réagi à la protestation de ses élus contre la destitution, le FLN, par la voix de Belkhadem n’a pas été suivi dans son invitation au retrait et a fini par, presque, retirer son appel. Le RND, résolu dans la décision de retrait - puisqu’elle émane du chef du gouvernement, SG du Parti, n’a pas eu le résultat escompté.

Les collectivités se sont retrouvées dans un véritable puzzle politique, avec en toile de fond, des représentants de formations politiques, avérées être les dindons de la farce, car utiles en 2002 et nuisibles en 2005, à l’inverse des délégués du Mouvement citoyen. Durant la semaine dernière, le ministre de l’Intérieur a soumis le projet au Conseil des ministres, portant sur la dissolution et sur l’impérieuse nécessité de reformer les écoles communale et wilayale, pour que le projet trouve sa faisabilité. Il reste tout de même, la déterminante voix du président de la République, jusqu’à présent il n’a pas dit son dernier mot sur le sujet, et personne ne peut se prononcer avec certitude sur son sentiment par rapport à la question, mais surtout sur le terrain d’application de la destitution. L’approche nationale de la révocation s’inscrit en droite ligne des intérêts stratégiques de Bouteflika, pour lequel des majorités sont plus que nécessaires pour l’accomplissement de son programme présidentiel.

En respect du calendrier électoral, les élections locales devraient se tenir en octobre 2007, ce qui laisse a penser que les élections partielles en vue, les élus rouleront pour un mandat de deux ans. A cet état des lieux, l’unique solution possible serait, pour les pouvoirs publics, la nomination des DEC, ou bien des délégués des archs viendraient à la rescousse pour se présenter et appuyer certaines listes (celles FLN et RND, dont la participation est quasi certaine, comme donnée dans les commentaires qui se tiennent à Tizi Ouzou, car force est de constater que les partis traditionnellement (FFS, RCD) connus dans la région n’affichent point d’engouement et désintéressés de ce faible appât de deux années de mandat.

L’état des lieux chronique des municipalités de Kabylie, pour lesquelles les budgets primitifs sont bloqués, accumulent des difficultés en tous genres et n’encouragent pas à prendre part à la compétition, a fortiori que le mandat est écourté. Devant ce diagnostic, la crise de la Kabylie réduite à une affaire d’élus illégitimes trouverait son dénouement dans la seule opération de vote national, et que les élections générales toucheraient et l’APN et les collectivités locales, permettront du coup de renouveler les institutions nationales avec d’autres majorités et personnalités politiques, et la Kabylie règlera la question sans se voir enveloppée, malgré elle, dans un paticularisme de plus et de trop peut-être.

Khaled Zahem, depechedekabylie.com

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