La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Tazmalt : 169 micro-entreprises financées par la BADR

 
Depuis 1998, dans le cadre de la relance des investissements et la promotion de l’emploi des jeunes, la BADR (agence Tazmalt) a financé la création de 169 entreprises de petite taille exerçant en majeure partie dans les prestations de service (transport, cafétérias, restaurants et cybercafés) qui représentent 92 % des projets réalisés.
samedi 17 janvier 2004.

AINSI, les vrais projets lucratifs et relevant de l’industrie ne semblent pas intéresser les jeunes investisseurs car, le prix du risque est immense de même pour le montant à rembourser, sachant que ces agents économiques ne sont pas assistés par les organismes créés à cet effet (ANSEJ). En outre, la diversité des produits étalés sur le marché installe une crainte de concurrence, c’est-à-dire comment qu’un jeune producteur dépourvu d’expérience puisse se positionner sur un marché concurrentiel ? Par conséquent, en empruntant le chemin du centre-ville, on voit se succéder des cafés, restaurants et cybercafés. Cependant, on enregistre dans le taux réservé à l’industrie (8 %) la réalisation de sept unités industrielles minimes s’occupant en général de la petite manufacture tels l’injection plastique, le jus, en plus de hangars ouverts et assurant le conditionnement des produits alimentaires. Un petit quota est alloué aux artisans (menuisiers). La modalité du financement bancaire est triangulaire soit trois apports : la banque à 70 %, le concours de l’ANSEJ à 15 % et un apport initial de 15 %. Ces investisseurs ont permis la création de 324 emplois, selon les documents remis à la BADR par les intéressés. Nonobstant l’aspect urbain, Tazmalt est une vallée à vocation agricole. Grâce à la contribution de la FNDR (fonds agricole), 121 projets ont été avalisés, entre autres la mise en valeur de l’oliveraie (10 huileries ont vu le jour), les travaux d’irrigation et le forage des puits. Le créneau agraire leader actuellement est bel et bien l’aviculture. Ce domaine si intéressant a permis à beaucoup de jeunes de se sauver en réalisant d’importants cash-flows. Cependant, 82 poulaillers sont financés par la BADR, ajoutons à cela ladite banque localement avait financé les quatre pompes à essence et deux usines de produits laitiers. Selon la nature du projet agraire, l’aide du FNDRA peut aller de 50 à 100 % non remboursable. La BNA, elle aussi, a contribué dans la création de microentreprises tel le transport par l’octroi d’un microcrédit à moyen terme au taux de 2 %. La formule ne semble pas intéresser grand nombre. Dans le souci d’éclaircir ce manque d’engouement, les jeunes ambitieux se voient pris par l’exigence d’une hypothèque car la majorité n’ont rien à hypothéquer. Toutefois, la rumeur circulant fait état de nouveaux textes réduisant le taux de remboursement et abrogeant cette hypothèque. Interrogés sur la fiabilité de cette information, les directeurs des deux banques citées rétorquèrent qu’aucune nouveauté dans les textes ne leur est parvenue. Du côté des banques, on s’insurge sur l’insolvabilité de quelques créanciers qui profitent de l’impunité due à la conjoncture spécifique que vit la Kabylie. La relance économique tant souhaitée par les citoyens qui rêvent de voir des zones industrielles émergées demeure éphémère, par voie de conséquence, le chômage continue de faire ses dégâts sur une société déjà déchirée.

Besbas Akli, LA DÉPÊCHE DE KABYLIE

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