La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Dissolution des APC de Kabylie

 
Le Front des forces socialistes a réagi violemment, hier, au projet du décret présidentiel portant dissolution des APC et des APW de Kabylie (Tizi Ouzou et de Béjaïa), examiné mercredi dernier en Conseil du gouvernement.
samedi 9 juillet 2005.

Le parti de Hocine Aït Ahmed considère ainsi cette dissolution comme “preuve de l’obsession maladive des décideurs à vouloir éradiquer toute forme d’organisation démocratique et moderne”. Ali Laskri, premier secrétaire national du parti qui a prévu de tenir un point de presse au terme de la réunion du conseil fédéral de Tizi Ouzou consacrée à l’élection du nouveau fédéral, s’est contenté à d’adresser une allocution lue par le porte-parole du FFS, Karim Tabou.

Celui-ci, connu pour ses discours truffés d’avanies, n’a pas dérogé à son style pour endosser tous les maux du pays au gouvernement et au chef de l’Etat. “Cette volonté de se débarrasser des élus du FFS dans cette région vise aussi à détruire toute instance représentative capable de s’opposer au pillage et à la dilapidation du foncier public par les mafias locales”, estime Laskri par la voix du porte-parole du parti, qui est revenu, à l’occasion, sur le mystérieux “livre noir sur le foncier établi par les élus de Béjaïa”, et qui n’a jamais été rendu public. Revenant au sujet de l’heure, le conférencier dira que sa formation devrait se concerter pour arrêter la stratégie de riposte et qui ne devrait pas sortir du cadre pacifique. “Nous n’allons pas nous taire, nous restons sereins mais déterminés à faire échec par des moyens politiques et pacifiques à cette entreprise de dislocation politique, économique et sociale de la région et du pays”, a-t-il souligné.

La révocation des élus de la Kabylie est perçu par le parti d’Aït Ahmed comme étant “un échange contre la mise aux oubliettes de 126 victimes du Printemps noir, ratifié entre le gouvernement sous la chefferie d’un Kabyle de service et un délégué autoproclamé en stage de formation et d’apprentissage”. Allusion faite au processus du dialogue engagé entre Ouyahia et Abrika et auquel le parti s’est montré très hostile au point de s’opposer crânement à l’idée de retrait. A ce titre d’ailleurs, Laski, qui s’en est pris au FLN et RND n’a pas hésité à faire le parallèle de cette décision avec celle du Premier ministre israélien. “La décision prise par les directions du FLN et du RND de retirer leurs élus de la Kabylie, suivie d’un coup de force et d’une décision “illégale et arbitraire” de dissolution des instances élues, ressemble à la machiavélique opération d’Ariel Sharon de retrait de la bande de Gaza pour mieux prendre la Palestine” ( !). Fidèle à ses positions anti-pouvoir, le FFS n’a pas manqué aussi de faire le lien entre la dernière décision du gouvernement et celle ayant prévalu à la suite de l’arrêt du processus électoral de 1991 : “Les douze années de braise témoignent d’un acharnement viscéral de la dictature à se débarrasser de la seule institution démocratique qui n’a cessé de se battre pour préserver ses options essentielles, politiques et programmatiques, pacifiques”.

A la question de savoir si le FFS prendra part aux partielles, Karim Tabou répliquera que son parti ne peut répondre d’une façon mécanique aux échéances électorales, sans toutefois écarter cette éventualité qui fera l’objet de discussions et de concertation avec la base. Réfutant toute idée de retrait des élus du parti siégeant dans les autres localités du pays pour protester contre la dissolution des assemblées de la Kabylie, le FFS est sérieusement pris de cours par la dernière sortie du gouvernement, d’autant plus que l’échéance des partielles pourrait lui être un handicap dans sa démarche de restructuration des instances de base.

M. A. T., depechedekabylie.com

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