La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Belaïd Abrika sur BRTV

 
Le porte-parole de la délégation des 24 représentants du Mouvement citoyen en négociation avec le gouvernement, Bélaïd Abrika, a été catégorique lors de son passage, vendredi dernier, sur le plateau de BRTV, quant à la question de la révocation des indus élus de abylie. Selon lui, elle serait imminente.
dimanche 3 juillet 2005.

Il a même été jusqu’à laisser entendre que ce départ interviendrait "cette semaine. En tous les cas, il est imminent". Sans le soutenir ouvertement, en insistant sur l’échéance de la semaine, Abrika était-il en train de mettre le doigt sur un indice révélateur de ce que sera le menu du Conseil du gouvernement qui interviendra ce mercredi ? Tout porte à le croire, en effet, puisqu’il est avancé que le gouvernement devrait se pencher lors de ce rendez-vous sur les modalités à mettre en œuvre cet accord déjà conclu avec la délégation des archs. Comme il est exclu que le président ne tranche la question la veille, à l’occasion de sa sortie attendue pour la célébration de la fête de l’indépendance. Abrika, lui, n’en dira pas plus. Mais il ne manquera pas de s’en prendre à une certaine classe politique, dont les partis qui se sont impliqués dans les dernières consultations électorales de la région.

Sans trop faire de distinctions, il assène coup sur coup à "ceux qui ont cherché à souiller les archs et les familles des victimes" "Aït Ahmed doit répondre à FFS, espoir et trahison, et non aux archs". "Ces gens sont dépassés par le temps. La rue a tranché. Mais qui a géré les collectivités locales depuis 15 ans ? Ce n’est tout de même pas les archs. Ce n’est pas nous qui avons détourné le foncier en Kabylie, ils ont tout pris. Il ont fait un massacre. Nous ne sommes pas à l’origine des titres comme Tizi, ville poubelle. Ce qui a été causé aux collectivités dans la région est grave. Nous n’allons pas nous taire. Nous réclamons un audit". Et d’enchaîner avec virulence à l’égard de Aït Ahmed sans le nommer : "Les archs ne sont la création de personne.

Ces élus et leurs chefs doivent savoir que la politique ce n’est pas l’art de l’insulte ou de l’invective. Il faut être près de la société pour capter ses attentes. Ces gens-là doivent songer à faire leur bilan, au lieu de s’en prendre aux jeunes du Mouvement citoyen aujourd’hui, il devrait plutôt répondre aux Si l’Hafidh, Bessaoud et au pamphlet “FFS, espoir et trahison”. Dures sont les tares de la vieillesse..." Au passage, Abrika révélera pour la première fois que Me Ali Yahia Abdenour l’avait approché à une certaine époque pour tenter un rapprochement avec "des représentants de la classe politique".

"On l’a vu on a discuté, mais dès le lendemain on s’est remis à nous insulter comme ceux qui prétendaient accompagner le mouvement. Mais ils avaient d’autres objectifs que le mouvement ne partage pas avec eux. L’insulte et l’invective, sont le langage des faibles. Un homme politique doit peser ses propos. On n’est pas contre la diversité, bien au contraire, mais c’est clair qu’il y a des ennemis qui voulaient récupérer le mouvement. Ils ont tout fait pour casser le dialogue. Nous, on ne veut pas que l’échec recommence. On a décidé de donner le maximum de chances de réussite à ce dialogue. Cela fait plus de quatre mois qu’on le fait et les résultats sont là".

"La rue a tranché"

En évoquant les acquis, Abrika énumérera "l’évacuation du principe d’un référendum pour l’officialisation de tamazight" ; "Yennayer, journée chômée et payée" ; "Le lancement très prochainement d’une télé kabyle" ; "La revalorisation de l’enseignement de tamazight à l’école avec la création de nouveaux postes budgétaires" ; "La projection de la mise en place d’un haut conseil chargé du développement et de la promotion de la culture amazighe", une institution qui viendra combler la dissolution sous-entendue du HCA ; "La libération des détenus" ; "L’abondan des poursuites judiciaires" ; "L’amnistie fiscale de 2001 à 2003 pour les forfaitaires, et concernant 2001 pour ceux qui s’acquittent de leurs redevances au coût réel" ; "Le futur passage au week-end universel" ; "Le nouveau stade de la JSK porté à 60 000 places" ; "La dotation des martyrs et des victimes des événements d’un statut et d’une pension" ; "La réouverture des dossiers, y compris celui de Guermah, pour permettre le jugement des gendarmes auteurs d’assassinats dans des tribunaux civils" ; "Un plan d’urgence économique pour la région". "Le retour de la gendarmerie serait une énième provocation" Aussi, Abrika qui a démenti, et évacué toute négociation avec le pouvoir en vue de permettre le redéploiement de la gendarmerie en Kabylie, une éventualité que le porte-parole des archs n’hésitera pas d’ailleurs à qualifier d’une "énième provocation" si celle-ci venait à être concrétisée. "Ce n’est pas facile d’oublier ce qui s’est passé. On est contre leur retour. J’ai entendu un responsable de ce corps déclarer que 80% des éléments ont été mutés.

Cela veut dire que les 80% sont mauvais. Ces propos sont graves, dans ce cas, il faudrait penser à dissoudre ce corps. On ne pardonnera pas aux assassins. L’Etat s’est engagé à les juger", plaidera Abrika rassurant et confiant en son vis-à-vis du gouvernement qui "est venu s’incliner au nom de l’Etat sur la tombe de Massinissa". Mais est-ce là le sentiment de cette Kabylie martyrisée ? Il n’est pas dit que c’est catégoriquement non ! Mais il n’est pas si sûr non plus. Elle reste en attente du concret que des promesses ne peuvent plus combler. Il est vrai qu’elle ne veut plus d’un autre "échec recommencé".

Djaffar C., depechedekabylie.com

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