La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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L’enjeu kabyle

 
C’est l’avenir de l’insurrection de la région kabyle qui se joue à travers les élections municipales du 10 octobre.
jeudi 10 octobre 2002.

Les élections municipales et départementales prévues pour le 10 octobre, quatre mois après les législatives, ne passionnent guère les Algériens. Et la campagne est particulièrement morne. Sauf en Kabylie, où ce scrutin local a un véritable enjeu. Dans cette région insurgée depuis près d’un an et demi, il s’agira de déterminer qui, du pouvoir ou des arouch - les représentants des contestataires - a le plus de poids.

La bataille est plus rude

Le 30 mai dernier, les émeutiers avaient réussi à convaincre les électeurs de Kabylie de boycotter les élections législatives. Cette fois, la bataille est plus rude. A la lassitude qui gagne les populations s’ajoute le clivage entre les deux grands partis traditionnellement implantés dans la région - le Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Aït-Ahmed et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de Saïd Sadi - qui n’ont pas adopté la même stratégie que lors des précédentes élections. Le FFS a en effet décidé de participer au scrutin. Pour empêcher, affirme Aït- Ahmed, la « tchétchénisation » de la région. Mais aussi parce que, pour ce vieux nationaliste, la Kabylie doit rester partie intégrante de l’Algérie.

Et dans l’espoir, après le boycottage des élections législatives, que son parti puisse être représenté au Sénat - composé d’élus issus des assemblées locales. Le FFS voit aussi là, sans le dire, une bonne occasion de laminer définitivement son frère ennemi, le RCD... Ce dernier a en effet décidé de boycotter également la consultation du 10 octobre et de se ranger derrière les arouch. Du coup, il n’y a pas un meeting du FFS qui ne soit chahuté, et les locaux de ce parti ont été incendiés dans plusieurs villages.

Les autorités, elles, paraissent déterminées, cette fois, à empêcher les débordements. Quelque 20 000 policiers supplémentaires ont été dépêchés sur les lieux. Le gouvernement entend éviter à tout prix la réédition de ce qui s’était passé le 30 mai dernier, lorsque des bureaux de vote avaient été fermés par les émeutiers. Un taux de participation honorable en Kabylie, qui discréditerait les arouch, constituerait pour le pouvoir central une victoire politique. Tout comme pour le FFS, qui réaliserait enfin son rêve d’être le seul représentant des Kabyles...

Baya Gacemi, lexpress.fr

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