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Djamel Allam en concert à Alger

 
Djamal Allam - 4.4 ko
Djamal Allam

La voix chaude, profonde et conviviale de Djamel Allam, transcendée par une musique rapsodique, alliant les instruments ancestraux aux sons métalliques du synthétiseur ont subjugué un public venu nombreux assister à son concert, donné mercredi soir à la salle Ibn Zeidoun.L’artiste, ce chantre de "Yema Gouraya" a célébré ses trente ans de carrière à travers ce concert de deux jours, organisé par le ministère de la communication et de la culture, en collaboration avec le centre culturel français.

samedi 17 janvier 2004.

Accompagné de son orchestre, un quintette forme d’instrumentistes algériens et français, Allam a en effet, enthousiasme et fait vibrer son auditoire par son talent, son professionnalisme, son charisme et ses pointes d’humour a l’adresse d’une assistance charmée et ravie d’être amicalement chahutée.

Eclaire par les taches multicolores des faisceaux lumineux des spots, Allam chante. Il chante en version arabe, berbère et française des compositions musicales tantôt inscrites dans le registre de ses grands succès, tantôt inédites, sous un flot d’applaudissements.

Les textes de ces compositions puisent dans les légendes populaires du terroir, s’inspirent du folklore national..., reflètent les choses de la vie et la quotidienneté des parcours variés et souvent abruptes et acérés de l’humain.

Ils magnifient les récits de l’imaginaire, la magie de l’enfance "Samiro", la beauté d’Alger "Djaouhara", les sacrifices de l’exil, caricaturent les paradoxes, les travers ambivalents et les maux sociaux d’une Algérie en mouvance, "trabendo", en quête de sa modernité et en crise avec ses pulsions socio-identitaires "gatlatou".

Tout ceci devient une grande fresque mélodieuse, grâce aux sons veloutes des cordes des guitares, a la rythmique dansante de la derbouka, si évocatrice des mélopées colorées et au relief multiséculaire de l’espace arabo-mediterraneen, aux airs ensorcelants et envoûtants du bendir, à la tonalité enchanteresse et bucolique de la flûte, rappelant emblematiquement "la "guesba" des musiciens traditionnels...

Par ailleurs, l’artiste a rendu hommage au digne héritier des "chants de Maldoror", le poète de la solitude existentielle, Léo Ferré, l’un des plus engagés dans les arènes poétiques mondiales, en interprétant sa chanson "L’âge d’or". "Cet ami de l’Algérie a été le premier grand interprète à chanter dans le pays après l’indépendance nationale", dira-t-il.

Après une prestation, entre autres, d’un "pot pourri" de ces morceaux, en guitare solo, Allam a également chanté en contrepoint d’une chorale aux voix harmonieuses et cristallines son tout premier succès.

source : aps.dz

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