La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Benchicou, une année déjà...

 
"Après une année d’incarcération, je puis vous confirmer que la prison est impuissante à enfermer les esprits libres". Ces propos émanaient de Mohamed Benchicou, qui bouclait, hier, une année à la prison d’El Harrach, dans une lettre lue par son frère, lors du rassemblement à la maison de la presse Tahar-Djaout, pour une énième demande de libération du directeur du Matin.
mercredi 15 juin 2005.

Une année d’incarcération qui ne semble pas altérer le moral du journaliste, ni à lui faire regretter ses actes. "Je ne renie aucun de mes engagements, je ne regrette rien de ce que j’ai écrit et pensé. J’en suis toujours fier et je n’ai à demander pardon de rien, ni à personne. Nos persécuteurs auront vainement déployé leurs procédés indignes. Je les laisse à leur infamie", soutient Benchicou.

Organisé à l’initiative du Comité Benchicou pour les libertés (CBL), le rassemblement, qui a réuni quelques acteurs du monde politique, culturel, associatif et de la société civile, se voulait une tribune pour dénoncer l’étouffement de l’expression populaire "au profit de l’émergence d’un pouvoir autoritaire qui n’admet aucun contre-pouvoir, ni contradiction", selon ce qui figurait dans le communiqué du CBL, distribué à l’assistance. Le même document indiquera que "ce totalitarisme qui ne dit pas son nom, forgé aux dépens des libertés essentielles, inhibe la société algérienne, bloque la création et les réformes, favorise la corruption". Des banderoles et autres affiches aux slogans : "Libérez Benchicou, ôtez le bâillon de la presse. Permettre à la société de s’exprimer", "presse libre-aarchs = même combat", "Barakat El Hogra"...La journée d’hier coïncidait également avec le quatrième anniversaire de la marche du 14 juin 2001, une action pacifique "détournée" en émeute, qui a coûté la vie à des journalistes et à des manifestants.

Un hommage a été rendu à ces derniers. Au cœur des revendications de ce rassemblement, la nécessité d’agir pour dépénaliser le délit de presse. "Chaque semaine des journalistes se présentent devant les juges", dira un intervenant. Parmi les appels figurant dans le communiqué du CBL, figurent celui en direction du président de la République lui demandant "la cessation immédiate de la répression qui frappe les citoyens, les journalistes, les syndicalistes et les militants des droits de l’Homme",et "à libérer Benchicou, ainsi que les citoyens détenus arbitrairement"...

Elias Ben, depechedekabylie.com

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