La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Entretien avec Chakib Khelil

 
samedi 17 janvier 2004.

Quelles sont les perspectives de la production algérienne d’hydrocarbures à court et à moyen terme ?
Chakib Khelil : Pour la production pétrolière, nous sommes en très bonne voie pour atteindre nos objectifs. Nous avions annoncé que nous atteindrions une capacité de 1,5 million de b/j en 2005 et nous sommes d’ores et déjà à une capacité de 1,25 Mb/j, contre 800 000 b/j environ en 1999. Opéré par Burlington Ressources, le champ MLN produit actuellement 33 000 b/j et son débit atteindra 70 000 b/j dans quelques années. BHP Billiton mettra en production ROD cette année, ce qui représentera 80 000 b/j supplémentaires. Et le bloc 208 pourrait produire jusqu’à 100 000 b/j. Toujours pour le pétrole, pour atteindre notre objectif 2010 qui est de 2 Mb/j, nous comptons largement sur l’augmentation de la production de Hassi Messaoud. C’est notre champ pétrolier le plus important mais seulement 13% de ses réserves ont été extraites. Pour le gaz naturel, nous sommes très en avance sur la voie qui nous conduira à des exportations de 85 milliards de m3 par an d’ici à 2010. Le projet d’ln Salah, dont la capacité en phase de plateau sera de 9 Gm3/an, entrera en production en 2004, suivi en 2005 par In Aménas, dont la capacité est également de 9 Gm3/an. Ohanet, qui est entré en production en 2003, est de l’ordre de 6 Gm3/an de même que le projet intégré de Gassi Touil pour lequel l’ouverture des offres commerciales est prévue au cours de ce trimestre. Tout est donc en place pour les 85 Gm3 et nous espérons monter à 110 Gm3/an à partir de 2015.

À propos du projet de Gassi Touil, le calendrier initial prévoyait l’attribution du contrat en mars 2003. On a ensuite parlé de l’été puis du quatrième trimestre de l’an dernier. Pourquoi un tel retard ?
C’est notre première expérience d’un projet gazier intégré. Nous avions constaté que certaines des plus grandes sociétés pétrolières internationales n’étaient pas encore attirées par l’Algérie car le potentiel de réserves des permis que nous offrons à l’exploration n’était sans doute pas suffisant par rapport à leurs attentes. Pour Gassi Touil, plusieurs de ces sociétés ont marqué leur intérêt et ont fait des suggestions utiles lors de la phase technique de l’appel d’offres. Nous avons tenu compte d’une bonne partie de ces suggestions, car l’objectif est de concevoir un projet qui suscite le plus d’intérêt possible. Parmi les raisons de l’allongement des délais, il y avait le niveau des réserves, une question cruciale pour un projet gazier intégré. Il a fallu que les soumissionnaires potentiels soient rassurés sur ce point. Un deuxième problème était le futur gazoduc : la loi ne permet pas à une entreprise privée d’être propriétaire d’un gazoduc - l’avant-projet de loi sur les hydrocarbures le prévoyait mais il a été gelé - et la Sonatrach sera donc propriétaire mais il y aura une contribution du ou des partenaires étrangers. Le troisième problème était la rentabilité et nous avons amélioré les conditions fiscales. Le cahier des charges est maintenant complet. Nous allons avoir des réunions de clarification et le contrat sera attribué en février ou en mars. Vu la complexité du projet, un délai global de deux ans n’est pas excessif. Cela aurait pris plus de temps avant la mise en place des appels d’offres.

Vous avez fait état de l’intérêt de très grandes sociétés pétrolières pour ce projet. Sont-elles toujours en lice ?
ExxonMobil, Shell, Total, ConocoPhillips ont jusqu’à présent confirmé leur intérêt, de même que Gaz de France, Anadarko, Statoil et d’autres firmes. Une bonne dizaine de compagnies ou de consortiums restent en lice.

Entretien réalisé par PGA, Liberté

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