La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Béjaïa dans le creux de la vague

 
“Le touriste vrai ne saurait se suffire de sites pittoresques et de beaux paysages. Il n’y a pas de saison estivale, ni rien d’attrayant dans nos contrées. Ailleurs, c’est autrement plus gai et les villes sont radieuses, lumineuses. Chez nous, c’est presque la continuité du Printemps noir”.
vendredi 10 juin 2005.

Le rapport est avare en informations. Le listing des plages ouvertes n’y figure même pas”. Cette remarque faite par un élu reflète parfaitement la teneur des débats suscités par l’examen de l’APW du rapport sur la saison estivale 2005. C’est donc un rapport bien maigre, versant largement dans l’autosatisfaction qui a été présenté par la direction du tourisme, hier, lors de la deuxième journée de la session ordinaire de l’APW. Chiffres en hausse, nombre de lits, bonne qualité de l’eau de mer ( ?), réseau routier d’excellente qualité, voilà la substance qui a été livrée par le premier responsable du tourisme. Et comme pour atténuer un tantinet ce tableau idyllique, quelques insuffisances naturelles ont été tout de même mises en avant.

Un peu comme si notre environnement balnéaire était condamné à subir dégradations et atteintes écologiques entre deux saisons ! Autre nouvelle de nature à rassurer les futurs estivants : les deux stations d’épuration de Saket et Capritours ne fonctionnant pas ! Au premier jour du lancement officiel de la saison estivale, le 1er juin, seules 21 plages ont été déclarées prêtes à l’usage.

Autre contradiction, où l’art de mettre la charrue avant les bœufs trouve toute son absurde application, l’opération déplasticage des plages, annoncée en grande pompe, ne débutera que début juillet, au moment même où la saison estivale bat son plein. En un mot, comme en cent les « juilletistes » auront à se taper sachets noirs, déchets, et à composer, contraints et forcés, avec les détritus et même les décharges sauvages.

Routes d’accès à la mer défoncées, parkings de toutes les arnaques, absences de commodités du genre « petit coin », accueil à la limite de l’humainement supportable, voilà les grands axes de l’état des lieux développés par les élus, aux antipodes du discours feutré de la direction du tourisme. Avec une conclusion massue : Bgayet a perdu de sa superbe, sa réputation écorchée bat de l’aile et n’est pas en mesure d’accueillir le moindre touriste étranger qui peut très bien se faire avoir une fois, mais une seule ! Beaucoup ont stigmatisé le gâchis résultant du fait de l’homme et d’une permissivité des pouvoirs publics. « Le touriste vrai ne saurait se suffire de sites pittoresques et de beaux paysages », dira un élu outré. Poussant plus loin le bouchon, un autre dira illustrant ses propos d’images désolantes : « Il n’y a pas de saison estivale, ni rien d’attrayant dans nos contrées. Ailleurs, c’est autrement plus gai et les villes sont radieuses, lumineuses. Chez nous, c’est presque la continuité du Printemps noir ».

Le moins que l’on puisse retenir de cette journée consacrée à la saison estivale, c’est qu’il y a loin de la coupe aux lèvres !

Les bonnes intentions ne suffisent plus si elles restent à l’état de vœux pieux. Le désintérêt pour le tourisme dans notre wilaya est tel qu’il n’y a aucun office de tourisme qui active.

Par Mustapha R, depechedekabylie.com

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