La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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La kabylie se met à l’heure d’été

 
C’est à partir du complexe El Djorf Eddahabi sis à Melbou sur la côte que les autorités de Bgayet (Kabylie) ont procédé hier à l’ouverture officielle de la saison estivale 2005. L’objectif premier est de faire mieux que l’année dernière et donc de dépasser les 8 millions d’estivants enregistré en 2004, à travers la trentaine de plages ouvertes au public.
jeudi 2 juin 2005.

Cela passe évidemment par de bien meilleures prestations et une sécurité renforcée (le point fort de la wilaya). Il ne s’agit pas uniquement de gérer ce que Dame Nature a bien voulu nous prodiguer, mais surtout d’apporter la touche humaine, la bonne cela s’entend !

En temps normal et dans des conditions tout à fait ordinaires, ce secteur, nonobstant les nombreuses insuffisances signalées ça et là génère des ressources importantes. Les petits métiers saisonniers y trouvent toute leur raison d’exister. Parkings, douches, location de parasols, restaurants, poussent comme des champignons et occupent le moindre espace libre. Tant mieux si ça peut contribuer à résorber un tant soit peu le chômage. A côté de ce secteur, souvent informel, les professionnels du tourisme, grands hôteliers ou gérants de campings ou camps de toile pour qui l’occasion de la belle saison procure l’essentiel des revenues annuels. Les prestations même si elles ne sont pas au top, loin s’en faut, s’améliorent d’année en année.

Une nuance de taille ressort à chaque fois que l’on parle chiffres. Il est toujours question d’estivants et non de touristes, cette espèce en voie de disparition dans nos contrées. Si à travers la façade maritime de la wilaya, 100 km de côtes, la nature a pondu de véritables chefs-d’œuvre naturels avec des critiques bien abritées, d’immenses plages de sable fin, une grotte féérique... la main de l’homme, ce grand prédateur devant l’éternel est en train de tout remettre en cause. Collusion à grande échelle, déchets déversés en pleine nature, mégots, décharge en plein parc de Gouraya (la fameuse plaie béante et puante de Boulimat).

En fait à Bgayet, tout se passe comme si pendant 9 mois, il est permis à tout le monde de polluer à tire-arigot, de semer déchets, bouteilles, sachets noirs, sur toute la bande côtière et de prendre soudain conscience, dès l’automne, de la nécessité de mettre le holà sur toutes les atteintes écologiques pour conférer un visage moins hideux à notre environnement. Une vaste opération de replâtrage s’ensuit alors. On pare au plus pressé et ni les efforts de la population ni les programmes Tup-Himo n’arrivent à effacer les stigmates des nombreux dégâts occasionnés à l’environnement. Les plages, certes, deviennent un peu plus fréquentables, mais c’est tout juste.

L’autre point noir, mille et une fois signalé par les estivants, est le comportement peu amène des commerçants et de tous ceux qui gravitent autour des plages qui, pour des prestations médiocres exigent des contreparties financières faramineuses.

Les prix sur la côte sont tels que tout le monde s’accorde à dire que Bgayet est et demeure en pole position dans le palmarès peu enviable de la ville la plus chère du pays. Ce n’est pas parce qu’il s’agit de métier temporaire, saisonnier qu’il faut forcer sur les notes et les prix des denrées alimentaires ! L’hospitalité, c’est d’abord, le respect de l’autre.

Autre constat accablant, les investissements sont au degré zéro. Ce qui au moins aura le mérite de remettre les pendules à l’heure concernant la vocation touristique de Bgayet.

Le cas de l’hôtel Les Oliviers dont la carcasse offre une vue imprenable sur la mer qui ne trouve pas preneur, et celui du motel Les Cimes mis en vente et dont l’adjudication tarde, sont édifiants. Tourisme, vous avez dit tourisme ?

Par Mustapha R., depechedekabylie.com

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