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Amara Benyounès : « Les députés de Kabylie sont illégitimes »

 
Le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et la République (UDR), Amara Benyounès, qui était hier l’invité du quotidien arabophone El Youm, s’est montré très sceptique quant à l’idée d’organiser des élections locales et partielles en Kabylie, sans que cela ne touche l’Assemblée nationale.
jeudi 31 mars 2005.

“Les députés de Kabylie sont plus illégitimes que les élus locaux. Nous sommes par conséquent pour des élections générales anticipées à l’échelle nationale”. L’idée n’est pas nouvelle chez M. Benyounès, en réalité, puisqu’il est le seul homme politique à brandir cette revendication depuis les élections présidentielles parce qu’il est “convaincu que l’Assemblée actuelle ne répond pas aux attentes du président de la République”.

Pire, Amara Benyounès a déclaré que « la majorité des députés est contre Bouteflika ». La preuve est pour lui que ces même parlementaires « ont mené campagne contre le candidat Abdelaziz Bouteflika durant les dernières présidentielles ». Il ajoutera que le chef de l’Etat n’a pas confiance en les députés actuels « au point de se voir obligé de légiférer par ordonnance notamment les textes de loi qui revêtent un caractère stratégique, à l’image de ceux relatifs au code de la famille et la loi sur les hydrocarbures ».C’est dans ce sens d’ailleurs que le conférencier a répété sa célèbre phrase : « La véritable opposition à Bouteflika se trouve à l’intérieur des institutions ». Là encore, le secrétaire général de l’UDR expliquera sa position par le fait qu’il n’y a pas de consensus au sein du gouvernement sur des questions importantes et se dit étonné par le fait que des partis de l’Alliance présidentielle s’opposent aux choix du gouvernement. « On ne peut pas être des demi-pensionnaires en politique. Soit on est dans l’opposition soit on est dans le pouvoir », a-t-il encore ajouté. Revenant toujours sur la crise de Kabylie, Amara Benyounès déclarera qu’une élection circonscrite seulement à cette région « signifierai que l’on veut faire de la Kabylie, une nouvelle fois, une région spécifique, ce qui est extrêmement dangereux pour l’unité nationale ».

Concernant le dialogue en cours entre les délégués des Archs et le chef du gouvernement, le premier responsable de l’UDR a souligné l’attachement de son parti pour une telle entreprise « qui ne devrait concerner que le Mouvement citoyen et personne d’autre ». C’est-à-dire que les partis politiques n’ont pas de place dans ces pourparlers. Quant à la dissolution ou non des assemblées locales dans la région, M. Benyounès dira que « pour le moment, la seule information disponible est venue d’un responsable d’un parti politique. Mais il n’y a rien d’officiel ».« Nous sommes pour le principe d’une amnistie générale et de la réconciliation nationale. Mais nous ne pouvons nous prononcer pour le moment sur une loi qui n’est pas encore connue », a en outre déclaré Amara Benyounès à propos de l’amnistie générale. Ceci dit, l’invité du journal El Youm a tenu à répliquer à Abdelaziz Belkhadem qui avait déclaré que « la concorde civile a sonné le glas des éradicateurs ».

« A chaque fois qu’il s’attaque aux éradicateurs je vais lui répondre, parce que je le suis. Et je lui rappelle qu’il était, lui et son parti, en train de négocier avec des terroristes au moment où des centaines d’Algériens tombaient sous les balles du GIA », a rétorqué le secrétaire général de l’UDR qui avouera qu’il est « pour la réconciliation de Bouteflika mais pas avec celle de Belkhadem ». Cependant, l’orateur dira que l’Algérie « n’a rien à gagner si on continue à attiser le feu ». Sur le dossier de la liberté de la presse, Amara Benyounès a réitéré son engagement pour la défense de cette dernière. « L’emprisonnement de Mohamed Benchicou est une catastrophe. Mais je dois dire aussi que ce dernier a été lâché par ses confrères dès qu’il a rejoint sa cellule », a-t-il déclaré entre autres avant de rappeler qu’il « faut toujours être vigilant et continuer le combat, ce qui est notre vocation première ».

Sur la légitimité historique, le leader de l’UDR déclarera que le discours du Président sur la question « est très important parce qu’il est temps de laisser le champ libre à une compétition politique basée uniquement sur les programmes ». « En plus des milliers de faux moudjahidine, dont nous attendons la publication des listes, certains sont en train de créer l’association des enfants des moudjahidine. Il est temps d’en finir avec ces pratiques si nous voulons avancer », a-t-il conclu.

Par Ali Boukhlef, depechedekabylie.com

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