La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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Les mentalités doivent changer

LES ÉTUDIANTES ET LE 8 MARS
 
CE sont des femmes émancipées, courageuses et déterminées que nous avons rencontrées lors de notre petite virée dans les différentes facultés d’Alger. Rassurantes, elles nous livrent leurs impressions sur la Journée mondiale de la femme. Un événement qui revêt, pour certaines une importance primordiale. Car il s’agit pour elles, d’une journée sacrée. Pour d’autres, elle constitue un "non-événement". De l’engouement d’un côté et de l’indécence de l’autre, c’est ce que nous avons constaté en les accostant. Les avis étaient mitigés. Loin d’être extrémistes ou pessimistes, les étudiantes, les futures cadres du pays, déplorent le fait que la femme soit considérée et reconnue seulement à l’approche de cette date.
mardi 9 mars 2004.

"La fête des femmes, c’est toute l’année et non pas seulement le 8 mars", s’insurgent-elles. Pour reprendre leurs dires, la femme algérienne, malgré les moult entraves, les pressions, le mépris et la non-considération manifestés à son égard, a pu prouver son courage et sa détermination. Samia, une étudiante en troisième année d’interprétariat, estime que "la femme en général, l’Algérienne en particulier, doit être honorée tout au long de l’année".

Car, ajoute-t-elle, "elle est le pilier de toute la société". Cette dernière se dit fière de l’évolution que la femme algérienne a pu réaliser, bravant l’intégrisme et les traditions souvent répressives. Sa collègue, Sarah, sans la contredire, soutient que des pas en avant ont été fournis. "Fini le temps où l’on entendait que des femmes étaient soumises, cloîtrées chez elles. Même si elles existent, je pense qu’elles sont très minimes."

Et de poursuivre : "Le fait de voir les universitées d’aujourd’hui envahies par la gent féminin, contrairement aux années précédentes, sous-entend que la femme a pu s’imposer dans cette société qui est malheureusement une société d’hommes." Dans le même ordre d’idées, une autre étudiante en médecine souligne, pour sa part, que "la femme a, par sa bravoure et sa patience, relevé le défi. Elle a réussi dans des secteurs où l’homme a échoué. Nous la trouvons dans différents domaines. Avant, son champ d’activité était très limité, voire dans le secteur sanitaire ou l’éducation.

Aujourd’hui, elles occupent au même titre que les hommes des postes de responsabilité. Nous avons des femmes pilotes, ingénieurs, chauffeurs de taxi, conductrices de train, serveuses et même ministres". Enchaînant ses idées, elle ajoute : "Grâce à elles, plusieurs tabous ont été brisés." Evoquant le code de la famille, elles étaient très nombreuses à s’abstenir de tout commentaire. La raison : elles ignorent les tenants et les aboutissants de ce code. Mme Hassina, une enseignante de sociologie à la faculté de Bouzaréah, assène : "Les mentalités doivent changer. Les femmes algériennes sont dans l’obligation de chercher à connaître leurs droits, de conjuguer leurs efforts et de se mobiliser afin d’éradiquer le cauchemar appelé code de la famille !"

Wassila Ould Hamouda, Le dépêche de Kabylie

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