La Kabylie du rebelle kabyle Matoub LOUNES
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La dépêche de Kabylie : Entre le marteau et l'enclume

IGHIL-ALI/MAISON DE JEUNES - La dépêche de Kabylie : Elle est l'un de ces édificees que l'ouragan de l'insurrecton juvénile du Printemps noir de 2001 a transformé en ruine. Présentement, la maison de jeunes d'Ighil-Ali réapprend à respirer avec énormément de difficultés. source : La dépêche de Kabylie.

Beaucoup de personnes qu'on a sollicitées pour diriger cet établissement ont tout bonnement décliné l'offre en constatant le piteux état dans lequel il se trouvait", déclare M. Kabou Mansour, son directeur, qui était conseillé pédagogique à la jeunesse, avant d'ajouter : "J'ai demandé ce poste tout en étant persuadé qu'il s'agissait d'un défi à relever". Comme plan d'urgence, cet établissement a bénéficié d'une enveloppe d'environ six cent millions de centimes. Les travaux de réfection sont quasiment achevés. Selon M. Kabou, les 144 millions restants doivent être exploités au plus tard le 31 décembre prochain, faute de quoi ils se verront récupérés par le Trésor public. Il compte les exploiter dans la construction d'un mur de clôture, de vestiaires pour la salle de sports, l'achat d'instruments de musique... Toutefois, la population la plus concernée, la masse juvénile, demeure dans son ensembe dans l'indifférence et ne daigne visiter cette maison pour d'éventuelles informations ou pour une adhésion.

Est-ce que cela est dû à un manque de communication ou bien à d'autres raisons que les responsables doivent cerner et leur apporter les réponses adéquates ? A ce titre, la question de savoir pourquoi les jeunes s'en sont pris à cet édifice lors des évènements 2001 mérite d'être posée sans tabou pour aller de l'avant. "Nous sommes en contact permanent avec le CIAJ (Centre d'information et d'animation de jeunes) et la DJS (Direction de la jeunesse et des sports) qui nous fournissent les informations en relation avec la formation et l'emploi que nous affichons, mais, hélas, rares sont les jeunes qui lisent les affiches", constate le directeur. Le chef de l'établissement déplore le fait que la quasi-totalité des maisons de jeunes dispose de complexes sportifs de proximité et de salles de spectacle hormis celle d'Ighil-Ali. "Nous sommes entre le marteau et l'enclume : d'une part, les moyens nous font défaut et nous n'avons pas d'autonomie de gestion et, d'autre part, la population est exigeante", explique-t-il. L'établissement enregistre un manque criard en postes budgétaires : une dizaine d'employés sont des agents du filet social. Pis, certains d'entre eux y exercent depuis 1997, date de son ouverture ! Tous les postes budgétaires qui devaient leur être octroyés sont, selon ces agents, détournés et affectés aux autres maisons de jeunes. L'année écoulée, en plus de la chorale mixte qui regroupait quelque 70 gosses et qui a réussi à représenter la wilaya de Béjaïa au festival national de chorale qui a eu lieu à Bouira en 2001, il a été créé au sein de la maison de jeunes d'Ighil-Ali une troupe théâtrale et organisé des excursions et autres randonnées.

En arts plastiques, MM. Ougour Fouad et Oumeziane Boubekeur ont réussi à être sélectionnés au festival national des arts plastiques qui devait avoir lieu à Skikda juin dernier et qui a été annulé suite au séisme qui a secoué plusieurs wilayas du centre du pays. En ce début de l'année, une section en informatique qui est encadrée par M. Hamid Djatten est ouverte. M. Ahmed Mesbah, un élève de cette section, explique ce qui le motive à s'inscrire à ces cours : "Tout le monde sait aujourd'hui que l'informatique est indispensable ; un illettré aujourd'hui, c'est celui qui ne sait pas manipuler un micro-ordinateur". Le matériel informatique dont dispose l'établissement est visiblement en deçà de la demande ; point de scanner ni de photocopieur et il n'y a qu'une seule imprimante... Par ailleurs, un cybercafé sera incessamment mis à la disposition des jeunes au sein dudit établissement. Enfin, nous nous sommes rendus à la bibliothèqe où il y avait une dizaine d'enfants qui s'appliquent à réviser leurs leçons. Haddad Tin-Hinane, une jolie fillette de dix ans, nous dit : "J'aime venir ici parce que j'aime étudier en groupe". Les charmants Mechiki Massinissa, qui a onze ans, Mechiki Rezki et sa petite sœur sont tous du même bord que Tin-Hinane.

K. Kherbouche


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